Le dernier volet de la franchise de Marvel “Les Gardiens de la Galaxie” est maintenant sur le marché depuis presque une décennie; une période suffisamment longue pour que sa star, Chris Pratt, se soit totalement transformé en super-héros avec une image de beau gosse et ait laissé derrière lui son passé comique dans la série télévisée “Parks and Recreation” qui lui a valu son premier emploi. Avec son personnage aimable, Quill, accro à la musique des années 70 et 80 sur son vieux Walkman, la franchise a déclenché une hausse de ventes d’audio cassettes dans le monde entier, bien qu’on voit un iPod dans le film. Au-delà de ces détails, le réalisateur-scénariste James Gunn a connu une alternance tumultueuse de licenciement et de réintégration après des tweets offensants.
Le troisième opus de “Les Gardiens de la Galaxie” est enfin sorti, bien qu’un peu long et ne proposant pas tout à fait la même importance émotionnelle que les précédents, peut-être inspirée par la propre rédemption de Gunn. Toutefois, il reste spectaculaire, dynamique et souvent drôle. On retrouve les Gardiens, perturbés émotionnellement, avec Quill rongé par la perte de Gamora (Zoe Saldana), morte dans “Avengers: Infinity War”, qui réapparaît, venue d’une autre époque, ne se souvenant pas de leur relation précédente et travaillant avec les Ravagers, mené par Stakar Ogord (Sylvester Stallone).
Une mystérieuse figure dorée, Adam Warlock (Will Poulter), tente en vain d’enlever Rocket (Bradley Cooper), le laissant grièvement blessé et sous assistance respiratoire. Les Gardiens découvrent que leur ami raton-laveur possède une puce de données importante, avec un “kill switch” empêchant toute tentative de chirurgie. Rocket n’est autre qu’une forme de vie inventée par le sinistre Évolutionnaire Supérieur (Chukwudi Iwuji), employé dans son plan pour développer une nouvelle race biométrique post-humaine sur Counter-Earth, ou peut-être sur une autre planète. Rocket se révèle être un génie dont la vision est nécessaire pour les plans de l’Évolutionnaire Supérieur, travaillant avec sa grande prêtresse, Ayesha; un rôle dont Elizabeth Debicki est très drôle mais peu exploitée.
Maintenant, tout le groupe, y compris Groot (Vin Diesel), Drax (Dave Bautista), Mantis (Pom Klementieff) et Nebula (Karen Gillan), doit se rendre pour affronter l’Évolutionnaire Supérieur, pour aucune raison initiale autre que de sauver la vie de Rocket, mais il devient vite clair, inexorablement, que l’avenir de cette galaxie est en jeu. Le personnage le plus attachant est le costaud et bon Drax, avec Bautista qui nous montre ses talents comiques; son personnage, apparemment si violent et sans sentiment, est celui qui s’avère être un favori chez les petits, comme Toshiro Mifune dans “Seven Samurai”.
La longueur du film, plus importante que les deux précédents, signale son importance narrative, même si la fin apparaît comme menacée par l’idée que les différents personnages seront simplement redistribués à l’avenir dans l’Univers Cinématographique de Marvel. Cependant, Gunn a toujours apporté de l’énergie et du plaisir à ses Gardiens, et il sera triste de les voir partir.
Points importants :
– Le dernier volet de “Les Gardiens de la Galaxie” est maintenant dans les cinémas.
– Chris Pratt s’est transformé en super-héros avec une image de beau gosse.
– Les Gardiens ont connu une hausse de ventes pour les audio cassettes dans le monde entier.
– Le réalisateur-scénariste James Gunn a connu un licenciement et une réintégration après des tweets offensants.
– Les Gardiens sont en état de détresse émotionnelle dans ce dernier film.
– Rocket possède une puce de données importante que l’Évolutionnaire Supérieur veut utiliser.
– Le futur de cette galaxie est en jeu et les Gardiens doivent l’affronter.
– Le film est plus long que les précédents, mais c’est un opus important pour la franchise.
