
Une nouvelle révélation cinématographique
Dea Kulumbegashvili est la réalisatrice géorgienne tant admirée dont le premier long métrage, Beginning, a reçu des critiques élogieuses. Son nouveau film, Avril, est présenté à Venise, et il ne laisse personne indifférent.
- Le film explore le personnage de Nina, une obstétricienne en difficulté suite à un incident tragique lors d’un accouchement.
- Nina est également connue pour fournir des pilules contraceptives et pratiquer des avortements illégaux dans des villages reculés.
- Son passé douloureux et ses troubles sexuels sont mis en avant, soulignant sa complexité psychologique.
- Le film aborde de manière inattendue la question de l’avortement, en mettant en lumière les tensions entre la modernité médicale et les préjugés ancrés dans la société.
Avril ne se contente pas de critiquer les autorités anti-avortement de manière directe, mais explore de manière subtile et dérangeante les traumas enfouis de Nina. La réalisatrice maîtrise un langage cinématographique qui mêle réalisme cru et séquences visionnaires étranges.
Ce film est une méditation profonde sur la sexualité, la transgression et la lutte des femmes pour leur autonomie dans une société encore largement dominée par les hommes.
