John Wick a probablement créé des attentes irréalistes quant aux niveaux d’adrénaline que l’on peut rencontrer dans les établissements d’hospitalité de luxe, et ce thriller de super-soldat à petit budget, principalement raconté lors de cocktails dans un hall d’hôtel chic, suit fermement ses traces de carte gold. Mais la conspiration technologique générique et étrangement futile proposée ici offre une expérience aussi mémorable qu’une succursale moyenne du Hilton. Et malgré ses tentatives de dynamiser son scénario de cyborg avec un peu de chaleur humaine à l’ancienne, Dark Asset finit par être plus cynique que sexy.

  • John Wick a créé des attentes irréalistes en matière d’adrénaline dans les lieux d’hospitalité de luxe.
  • Ce thriller de super-soldat à petit budget est principalement raconté lors de cocktails dans un hall d’hôtel chic.
  • La conspiration technologique proposée ici est générique et étrangement futile.
  • Dark Asset offre une expérience aussi mémorable qu’une succursale moyenne du Hilton.
  • Malgré ses tentatives de dynamiser son scénario de cyborg avec un peu de chaleur humaine, il finit par être plus cynique que sexy.

Un ancien soldat des forces spéciales (Byron Mann) est équipé d’une puce d’amélioration cybernétique et d’un pseudo anonyme, le dernier recruté dans un programme expérimental. Une fois la puce activée par le savant Dr Cain (Robert Patrick, qui arbore des sourcils diaboliques depuis ses jours de Terminator 2), il a accès à des capacités cognitives et physiologiques améliorées. Mais le matériel dysfonctionne et John s’échappe de l’installation sécurisée et se rend non pas au casino le plus proche (ce qui est étonnant compte tenu de sa capacité de divination des cartes), mais à un hôtel où il drague Jane (Helena Mattsson) et insiste sur le fait qu’il a une sacrée histoire à raconter.

Points importants:

  • Un ancien soldat des forces spéciales est équipé d’une puce d’amélioration cybernétique.
  • Le matériel dysfonctionne et il s’échappe de l’installation sécurisée.
  • Il se rend à un hôtel où il drague Jane et dit avoir une sacrée histoire à raconter.

Peu importe la cybersurveillance, cette combinaison de thriller d’action et de récits à la manière de Shéhérazade est un hybride instable alors que John raconte les histoires des agents améliorés qui l’ont précédé. C’est admirablement ambitieux de la part du scénariste-réalisateur Michael Winnick, mais les deux approches sont fondamentalement en contradiction l’une avec l’autre ; les récits enchâssés sapent l’élan incessant nécessaire, et les flashbacks individuels ne sont pas suffisamment captivants sur le plan de l’action ou des personnages. Cette structure astucieuse nécessite une plus grande intrigue pour se justifier, mais avec le programme apparemment dirigé par une cabale d’hommes d’affaires anonymes, il n’est même pas aussi développé que Universal Soldier.

Points importants:

  • John raconte les histoires des agents améliorés qui l’ont précédé.
  • Les récits enchâssés sapent l’élan incessant nécessaire.
  • Le programme est apparemment dirigé par une cabale d’hommes d’affaires anonymes.

Mann a une apparence fantastique – élancé et élégant – mais sa puce semble dysfonctionner dans ses scènes avec Mattsson ; un sourire suffisant est pratiquement son seule expression faciale. Les deux acteurs principaux optent également systématiquement pour l’option « dialogue cucul » dans leurs affichages tête haute. Dark Asset trouve enfin un rythme semi-satisfaisant lorsque le grand dessein de John est révélé, même s’il se compose de trop de pièces empruntées pour être un véritable bond quantique.

Points importants:

  • Les acteurs principaux optent pour l’option « dialogue cucul » dans leurs affichages tête haute.
  • Le grand dessein de John est révélé, même s’il se compose de trop de pièces empruntées.

Dark Asset est disponible sur les plateformes numériques depuis le 18 septembre.