Bolan’s Shoes : un mélodrame touchant et bien interprété

Ce drame se déroulant au pays de Galles, à Liverpool et à Londres est un véritable mélodrame, mais il est porté par des performances solides et des dialogues suffisamment bons pour ne pas paraître kitsch. La première partie du film nous plonge alternativement dans les années 1970 et de nos jours, établissant une tonalité comique ensoleillée qui est soudainement troublée par une tragédie.

Les années 1970 racontent l’histoire d’un groupe d’enfants d’un foyer qui se rendent en car voir leur groupe préféré, T Rex. Le pasteur du foyer (Andrew Lancel) et l’animateur plein de bonne humeur Simon (Louis Emerick, l’inoubliable Mick de Brookside) accompagnent les jeunes. La fille du pasteur, Penny (Eden Beach), âgée d’environ dix ans, est proche de Sadie (Amelia Rose Smith), une résidente du foyer, ainsi que de son timide frère aîné Jimmy (Isaac Lancel-Watkinson), qui est harcelé par les plus grands du groupe. Mais le car est victime d’un accident qui fait plusieurs morts. Pendant ce temps, à l’époque actuelle, Penny adulte (Leanne Best, si bonne qu’on se demande pourquoi elle n’a pas eu plus de rôles principaux au lieu de seconds rôles) est mariée au pasteur local, Geraint (Mark Lewis Jones) et se prépare avec enthousiasme à son pèlerinage annuel d’Anglesey à Londres pour rendre hommage au chanteur principal de T Rex, Marc Bolan, que les enfants ont tous rencontré à l’époque des années 1970.

Cependant, au cimetière où de nombreux fans de T Rex se sont rassemblés, Penny remarque un homme renfermé (Timothy Spall) aux longs cheveux et à la barbe imposante, faisant de grosses bulles pour divertir les gens. Il fait une crise d’épilepsie ; il s’agit évidemment de Jimmy, qui a été diagnostiqué bipolaire il y a quelques années et qui vit aujourd’hui dans une caravane délabrée dans les bois. Il n’a pas été dans un bon état d’esprit depuis la tragédie susmentionnée des années 1970. Une fois qu’il retrouve Penny, toute la douleur, la culpabilité et la honte qu’il a gardées en lui ressortent, révélant ainsi de nombreux secrets longtemps cachés, la plupart d’entre eux étant dévoilés lors d’un long monologue émouvant de Penny. La performance convaincante de Best fait presque oublier qu’Ian Puleston-Davies, le scénariste-réalisateur, empile une révélation supplémentaire à la pile déjà énorme – comme si les frères et sœurs séparés, les identités secrètes, les enfants maltraités en foyer, les accidents horribles et la mort de Bolan ne suffisaient pas.

La fin plutôt heureuse n’est pas totalement convaincante, mais elle reste pardonnable, et Spall est tout aussi bon que Best dans un rôle que de nombreux autres acteurs auraient trop enjoué avec des gestes et des maniérismes exagérés. Au contraire, Spall offre une interprétation sobre, projetant non seulement la psyché perturbée de Jimmy, mais aussi son intelligence. On ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’il mentionne qu’il a passé beaucoup de temps à Bristol : « Belle ville, dommage pour l’esclavage ».

Points importants :

  • Le film est un mélodrame touchant se déroulant au pays de Galles, à Liverpool et à Londres.
  • Les performances des acteurs sont solides et les dialogues sont bien écrits.
  • L’histoire alterne entre les années 1970 et le présent, établissant une tonalité comique qui est interrompue par une tragédie.
  • Un groupe d’enfants d’un foyer se rend en car voir leur groupe préféré, T Rex, accompagné du pasteur du foyer et d’un animateur plein de bonne humeur.
  • Le car a un accident et plusieurs personnes meurent.
  • Le personnage principal, Penny, adulte, se rend chaque année à Londres pour rendre hommage au chanteur principal de T Rex.
  • Elle retrouve un ancien camarade de foyer, Jimmy, qui souffre de troubles bipolaires.
  • Le film explore les secrets et les traumatismes des personnages.
  • La performance des acteurs principaux, Leanne Best et Timothy Spall, est remarquable.
  • La fin du film est plutôt heureuse, mais peut sembler un peu tirée par les cheveux.
Bolan’s Shoes sortira le 15 septembre dans les cinémas britanniques et irlandais.