
Le Cinéaste Algérien Abdenour Zahzah, après avoir co-réalisé un documentaire sur le penseur révolutionnaire et psychologue Frantz Fanon, utilise ses recherches pour son premier long métrage de fiction sobre. Tourné en noir et blanc sur place, le film retrace le passage de Fanon en tant que chef du service psychiatrique de l’hôpital de Blida, en Algérie. À son arrivée en 1953, il révolutionne rapidement les pratiques racistes et obsolètes de l’institution, qui séparait ses patients français chrétiens de leurs homologues musulmans algériens.
- Abdenour Zahzah, cinéaste algérien, présente son premier long métrage de fiction inspiré du révolutionnaire Frantz Fanon.
- Le film en noir et blanc se déroule à l’hôpital psychiatrique de Blida, en Algérie, où Fanon a travaillé en tant que chef en 1953.
- Il révolutionne les pratiques de l’institution en introduisant des activités thérapeutiques créatives et sportives, améliorant ainsi le traitement des patients autochtones.
- Les tensions entre Fanon et ses collègues français blancs sont explorées à travers des conversations et des consultations filmées en style shot-reverse shot.
- Le lien entre la violence impérialiste, les traumatismes psychologiques et les maladies mentales est au cœur du film, mettant en lumière la pratique psychiatrique et l’activité politique de Fanon.
Ces séquences soulignent le lien fort entre la violence impérialiste, les traumatismes psychologiques et les maladies mentales. Plus que toute autre maladie, l’impérialisme est le fléau qui infecte les âmes de ceux qui vivent dans les territoires occupés. Cette relation est la force motrice derrière la pratique psychiatrique et l’activité politique de Fanon, bien que cette dernière ne soit pas explorée en profondeur dans le film.
Bien que le film ne soit pas aussi exhaustif que son titre ne le laisserait penser, il reste une étude captivante d’une figure rarement représentée et de la déshumanisation infligée par la psychiatrie coloniale française.
