Cancer du poumon : améliorer la survie en France - 1

En matière de cancer du poumon, les nouvelles sont rarement bonnes, avec 45 000 cas et environ 33 000 décès par an en France. Pourtant, en ce début d’année 2023, les résultats préliminaires du dernier volet de l’étude française, KBP, un suivi épidémiologique de 20 ans sur le sujet, sont encourageants.

Le taux de survie des patients atteints d’un cancer du poumon s’améliore progressivement

En effet, depuis 2000 et régulièrement tous les 10 ans, Le Collège des Pneumologues des Hôpitaux Généraux (CPHG) mène une étude observationnelle multicentrique des nouveaux cas de cancer bronchique primitif (CBP) diagnostiquée menée par le Dr Didier Debievre, Chef du Service de Pneumologie du Centre Hospitalier. dans la plupart des centres de pneumologie en France. L’avantage de ce suivi dans le temps est la possibilité d’une comparaison régulière entre les études KBP-2000, KBP-2010 et maintenant KBP-2020, toutes réalisées selon la même méthodologie.

Les résultats préliminaires de l’IPC 2020 (qui ne seront dévoilés intégralement que fin janvier 2023, lors du 27e Congrès francophone des pneumologues à Marseille) semblent améliorer progressivement le profil et la survie des patients atteints d’un cancer du poumon.

La fréquence diminue chez les personnes de moins de 50 ans

Au cours de la première année de la pandémie, soit en 2020, 9 000 cas ont été signalés, répartis sur 82 centres (mais en France, le nombre de nouveaux cas est d’environ 45 000 par an). On voit déjà que la fréquence diminue chez les personnes de moins de 50 ans. Des données contraires à l’idée étaient parfois véhiculées par des rapports de diagnostics, plus souvent donnés à des sujets jeunes. Or, les dernières données disponibles montrent clairement que dans la tranche d’âge des moins de 50 ans, l’incidence a plus que divisé par deux en 20 ans, passant de 11 % en 2000 à 4 % en 2020.

Autre point de satisfaction plus spécifique : le taux de survie. En un an il s’améliore effectivement, passant de 40% en 2000 à 55% en 2020, le taux de survie à 2 ans a pratiquement doublé par rapport à 2000. Autant de résultats qui seront détaillés fin janvier et feront l’objet d’une prochaine publication.

Un dépistage organisé pour éviter 10 000 décès par an en France

Selon les experts, les raisons de cette amélioration s’expliquent avant tout par un plus grand accès à des thérapies souvent combinées et l’efficacité de la thérapie ciblée et de l’immunothérapie, deux avancées thérapeutiques majeures de ces dernières années. Certes, les progrès de l’imagerie sont aussi à prendre en compte, mais le point noir demeure que la grande majorité (les trois quarts) des cancers sont encore diagnostiqués à un stade avancé et métastatique, alors que les traitements, aussi efficaces soient-ils, ne peuvent déjà pas aider. . être offert. Cela montre l’importance de penser au dépistage organisé : en pratique, l’EC à faible dose est régulièrement répétée dans les groupes à risque, c’est-à-dire les plus de 50 ans, les fumeurs et les ex-fumeurs.

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Cette organisation est en cours de mise en place par les autorités sanitaires françaises. C’est important car en détectant ainsi le cancer à un stade précoce, 10 000 décès par an en France pourraient être évités.

CPM