La France a été placée en alerte sécurité maximale après qu’un islamiste radical présumé ait tué un enseignant et blessé trois autres personnes dans le nord du pays. La première ministre Elisabeth Borne a annoncé vendredi soir que le pays serait en alerte terroriste « urgente » pendant une durée limitée afin d’évaluer le niveau de risque. Cette mesure a été prise après qu’un suspect terroriste, sous surveillance en tant qu’extrémiste islamiste, ait poignardé à mort un enseignant français dans un collège à Arras, dans le nord de la France. Dominique Bernard, 57 ans, père de trois enfants, est décédé dans la cour de l’école après avoir été poignardé à plusieurs reprises au cou par son agresseur, un ancien élève. Le suspect, nommé Mohammed M, 20 ans, aurait ensuite blessé trois autres personnes. Plusieurs témoins affirment avoir entendu le suspect crier « Allahu Akbar » pendant l’attaque. Il a depuis été révélé que le frère aîné du suspect avait été condamné pour des charges liées à des activités terroristes et emprisonné. Mohammed M, qui est né en 2003 en république d’Ingouchie, en Russie, est arrivé en France en 2008 avec ses parents et ses quatre frères et sœurs. Il aurait été signalé comme une menace potentielle il y a seulement 11 jours et était sous surveillance des services de renseignement du pays, y compris des écoutes téléphoniques. Vendredi soir, plusieurs personnes liées au suspect ont été placées en garde à vue pour interrogatoire. Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré qu’il croyait qu’il existait un lien entre l’attaque à Arras et les attaques terroristes du Hamas en Israël. Emmanuel Macron, le président français, s’est rendu à Arras pour exprimer son soutien aux familles des victimes et au personnel de l’école. Il a déclaré que l’enseignant décédé avait sans aucun doute sauvé de nombreuses vies. La famille du suspect avait été expulsée du pays en 2014 mais avait finalement été autorisée à rester après l’intervention d’organisations humanitaires.