
Ouverture avec un hommage spécial à la police de Jammu-et-Cachemire, voici la cinquième entrée dans l’univers des policiers imaginé par le producteur-réalisateur Rohit Shetty, après deux Singhams précédents et deux spin-offs, Simmba en 2018 et Sooryavanshi en 2021. Rappelant le cinéma de masse joyeux des années 1970 et 80, le premier Singham de 2011 était une sorte de western de petite ville, les portes du saloon de son poste de police de Goa étant un indice évident. Les suites sont devenues de plus en plus grandes et vides ; celui-ci nous laisse regarder des clichés d’action usés être enveloppés dans le drapeau du nationalisme et être lancés sans enthousiasme mais bruyamment.
- L’intrigue du nouveau film prétend que le réseau criminel suivi par le super flic Bajirao Singham d’Ajay Devgn, maintenant surintendant principal du Cachemire, s’est étendu en dehors de l’Inde et au-delà de l’ancien ennemi ricanant Jackie Shroff.
- Les véritables protagonistes, cependant, sont les stars invitées qui serrent les dents et tentent de tirer quelque chose – n’importe quoi – de l’écriture d’écran la plus indifférente de cette année.
- Le uniforme, au moins, reste bien ajusté pour Devgn au visage imperturbable, dont l’énergie basse peut être interprétée comme un calme sauveur de la nation, mais l’admiration de Shetty pour le personnage étouffe l’intérêt dramatique et ne laisse aucune place aux complexités du moment présent.
- Les tentatives de mise à jour du jargon du flic d’âge moyen – en faisant aborder à Singham le concept de « situationships », par exemple – s’avèrent gênantes ; l’islamophobie lancée à la légère est préoccupante.
Shetty espère sans doute que le public des vacances sera indulgent lorsqu’il lui présentera une boîte de noms d’étoiles, mais ce pablum gonflé ne mérite pas un public payant autant qu’une ponctuation exaspérée ajoutée à son titre à titre d’avertissement. On recommence ?!
