Roman Polanski acquitted of defamation in French court | Film -> Polanski innocenté de diffamation en France | Cinéma - 1

Un tribunal français a acquitté mardi le réalisateur franco-polonais Roman Polanski de diffamation envers l’actrice britannique Charlotte Lewis, affirmant qu’il l’avait violée lorsqu’elle était adolescente.

  • Acquittement de Roman Polanski par un tribunal français
  • Charlotte Lewis l’accusait de viol
  • Polanski était absent lors du verdict
  • Polanski n’a pas assisté aux audiences
  • Charlotte Lewis a déposé plainte pour diffamation

Polanski, 90 ans, n’était pas présent au tribunal lors du verdict prononcé par le tribunal correctionnel de Paris.

En mars, Charlotte Lewis a témoigné devant le tribunal, déclarant avoir été victime d’une « campagne de dénigrement » qui a « presque détruit » sa vie après avoir dénoncé des abus survenus dans les années 1980.

Elle a affirmé devant le tribunal que Polanski l’avait violée, expliquant qu’il lui avait fallu du temps pour mettre un nom sur l’incident qui s’était produit à Paris alors qu’elle avait 16 ans.

Le verdict de ce tribunal, spécialisé dans les affaires médiatiques, se rapporte strictement à l’accusation de diffamation et non à l’accusation de viol portée par l’actrice contre Polanski.

Le réalisateur, connu pour des titres tels que Rosemary’s Baby, Chinatown et The Pianist, n’a assisté à aucune audience du procès.

Polanski est recherché aux États-Unis pour le viol sur mineure en 1977 et fait face à plusieurs autres accusations d’agression sexuelle remontant à des décennies et dépassant les délais de prescription – des allégations qu’il a rejetées. Il a fui en Europe en 1978.

En 2010, Charlotte Lewis a accusé Polanski de l’avoir abusée « de la pire des manières » à l’âge de 16 ans en 1983 à Paris, après s’être rendue là-bas pour une séance de casting. Elle est apparue dans son film Pirates en 1986.

Le réalisateur a qualifié cette accusation de « mensonge odieux » dans une interview accordée au magazine Paris Match en 2019.

En 1999, dans un article du tabloïd britannique News of the World, Charlotte Lewis aurait déclaré: « Je voulais être son amante », des propos qu’elle a contestés.

Elle a déposé une plainte pour diffamation, et le réalisateur a été automatiquement inculpé en vertu de la loi française.

Stuart White, l’auteur de l’article de 1999 auquel Polanski faisait référence, était également présent au tribunal.

En 2010, Charlotte Lewis a décidé de parler pour contrecarrer les suggestions de l’équipe juridique de Polanski selon lesquelles l’affaire de viol de 1977 était un incident isolé.

La Suisse, la France et la Pologne ont refusé d’extrader Polanski vers les États-Unis.

Entre 2017 et 2019, quatre autres femmes ont accusé Polanski de les avoir également agressées dans les années 1970, dont trois mineures. Il a nié toutes les allégations.