Être mère, un vrai cauchemar ? Il suffit de demander à n’importe quelle mère effrayée de l’histoire du cinéma : Rosemary Woodhouse, la veuve effrayée de Mia Farrow, Margaretha White, la fanatique religieuse de Carrie qui confond punition et protection, Pamela Voorhees, avide de sang, et Norma Bates, abusive. Dans ce paysage, l’Australie remporte la palme des mères malheureuses dans le cinéma contemporain. The Babadook ou Relic sont les exemples les plus terrifiants d’une lignée de films. Introduit à cette longue liste, Run Rabbit Run de la réalisatrice australienne Daina Reid, est un film d’horreur, qui rend hommage à ses prédécesseurs avec ses clichés d’atmosphère extrêmement prévisibles, et ses personnages facilement identifiables. Le film suit Sarah, mère de la petite Mia, une jeune fille étrange qui pense être la réincarnation de sa tante Alice, disparue il y a des années. Bien que le film soit porté par l’excellente performance de Sarah Snook, l’ensemble est légèrement fade, et manque son but en essayant de créer une ambiance plutôt qu’une intrigue captivante.

Points importants :
– Les mères hollywoodiennes sont souvent décrites comme étant difficiles et compliquées. 
– L’Australie a également fait une forte impression dans ce domaine, avec des films tels que The Babadook, Relic et Hereditary.
– Le film Run Rabbit Run, réalisé par Daina Reid, suit la mère Sarah et sa fille Mia, tandis que des événements étranges se déroulent dans leur maison.
– Le film manque de revendication en tâtonnant les mêmes thèmes déja utilisés dans d’autres films du genre.