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79,4% de la population française a reçu au moins une dose du vaccin. Un pourcentage qui monte à 92% si seuls les plus de 12 ans sont pris en compte. En revanche, la campagne de vaccination des enfants de 5 à 11 ans, qui a débuté le 20 décembre 2021, tarde à décoller. Seuls 115 000 d’entre eux ont reçu une première injection, soit 2 % de cette tranche d’âge, selon les chiffres du ministère des Solidarités et de la Santé.

Un résultat lent, surtout si on le compare à celui du Portugal et de l’Espagne, qui ont eu accès aux doses pédiatriques du vaccin Pfizer presque en même temps que la France et qui ont déjà vacciné plus de 300 000 enfants entre 5 et 11 ans, soit 48 % de cette tranche d’âge au Portugal et 1,24 million, soit 37 %, en Espagne. La France accumule donc un retard non négligeable. Mais comment l’expliquer ?

Une non-campagne du gouvernement et des sociétés savantes

Une des explications est sans doute que la campagne de vaccination des tout-petits n’a pas été mise en avant. « Les autorités sanitaires et les sociétés savantes ne l’exécutent pas, attaque Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et co-fondateur du collectif Du côté de la science. Résultat, ? Qui va vacciner ses enfants ? Des gens bien informés. Ceux qui sont mal informés ou mal informés ne le feront pas. En effet, le gouvernement a attendu – ce qui semble logique – l’analyse de l’Agence européenne de santé, mais une fois que l’agence a estimé le rapport bénéfice-risque de la vaccination en faveur des plus jeunes, est resté relativement discret.

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Les sociétés savantes ont été très hésitantes. Le 15 novembre, trois sociétés scientifiques pédiatriques, ainsi que la Society for Infectious Pathology, ont signé une tribune déclarant qu’il n’y avait pas « d’urgence » à vacciner les enfants de 5 à 11 ans. d’éventuels effets secondaires graves, les premières données sur quelques milliers d’enfants semblent le confirmer. Mais si nous voulons être absolument sûrs de détecter les risques, nous devons attendre les résultats liés à des millions. d’injections », s’est notamment justifié Christèle Gras-Le Guen, chef du service des urgences pédiatriques du CHU de Nantes et présidente de la Société française de pédiatrie (SFP). Ces derniers, comme beaucoup d’autres pédiatres, n’ont cessé de répéter qu’ils ne doivent vacciner les enfants que dans l’intérêt collectif et, a fortiori, dans l’intérêt des adultes qui ne veulent pas se faire vacciner. Cependant, il a indiqué que la question devrait être posée si la situation sanitaire s’aggravait… Ce qui est le cas aujourd’hui. Sauf que depuis, le SFP s’est contenté de se prononcer en faveur de la « vaccination rapide de tous les enfants atteints de maladies chroniques qui les exposent au risque d’une forme sévère de Covid ou qui vivent au contact de personnes immunodéprimées ».

« Il y a eu beaucoup de polémiques sur la vaccination des enfants, même de la part de professionnels (pédiatres, scientifiques), donc je pense qu’il devrait y avoir une communication plus uniforme et plus claire », a déclaré le professeur Odile Launay, infectiologue à l’hôpital Cochin. à Paris. Odile Launay, lors d’une conférence de presse ANRS-MIE. D’autant que des données américaines récemment publiées sur plus de deux millions d’enfants vaccinés montrent une très bonne tolérance au vaccin, ce qui est donc extrêmement rassurant.

Le consentement des deux parents est requis.

Au départ, seule une autorisation parentale était nécessaire pour vacciner un enfant mineur. Mais, depuis le 6 janvier, il est désormais obligatoire de présenter une attestation avec l’autorisation des deux parents. En cas de désaccord, la procédure est nécessairement interrompue, sauf si l’un des parents décide de saisir le juge aux affaires familiales. Une procédure complexe qui en rebute forcément plus d’un. D’autant que la vaccination contre le Covid-19 n’étant pas obligatoire, un juge ne pourra probablement pas ordonner la vaccination d’un enfant en cas de désaccord, alors qu’il pourrait sanctionner un parent qui a vacciné son enfant sans en informer l’autre.

Risque estimé plus faible pour les enfants

La perception d’un moindre risque des plus jeunes contre le SARS-CoV-2, et notamment sa variante Omicron, explique sans doute aussi le retard pris dans le démarrage de cette campagne. Jusqu’au 11 janvier, les autorités recensaient 368 149 nouveaux cas de Covid-19 dans toute la France, 23 371 personnes hospitalisées et 3 969 en réanimation. Les plus petits sont généralement asymptomatiques ou légèrement symptomatiques. Rien à inquiéter les parents. Sauf qu’il existe une forme sévère de la maladie, qui peut se manifester quelques semaines après l’infection : le syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS). Or, une étude de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris publiée le 20 décembre dans le Journal of the American Medical Association et des données américaines des Centers for Disease Control and Prevention montrent que les vaccins offrent une protection à plus de 90% contre le PIMS.

Les dernières données de Santé publique France montrent également que 675 mineurs sont actuellement hospitalisés, contre 464 il y a sept jours (+45%). 99 sont même en réanimation (contre 70 en J-7, +41%). Parmi ces mineurs, 395 ont moins de 10 ans et sont hospitalisés et 80 en réanimation (respectivement +39 et +57% vs 7-7). « Malheureusement, on entend toujours dire que ce pourcentage est faible par rapport au reste de la population, ou que le nombre de formes graves est minime et que les enfants hospitalisés et en réanimation sont fragiles ou présentent des comorbidités. Sauf que des études scientifiques montrent qu’« entre 40 % et 70 % de ces enfants n’ont en réalité aucune comorbidité », précise Mahmoud Zureik.

Et bien que le nombre de décès chez les mineurs soit bien inférieur à celui du reste de la population, les données de l’Agence nationale révèlent également quatre nouveaux décès de mineurs atteints du Covid-19 -la cause n’est pas encore précisée- en quarante-huit. heures, dont trois avaient moins de 10 ans. « Ces chiffres sont cohérents avec l’augmentation du nombre d’enfants hospitalisés ou en réanimation. Et malheureusement on en regrettera d’autres dans les semaines à venir, mais la mort d’un enfant d’une maladie évitable c’est toujours trop et c’est dramatique. » , déplore encore le professeur d’épidémiologie.

Doses pas toujours disponibles, ouverture tardive des centres

La France a reçu 1,9 million de doses pédiatriques – le vaccin Pfizer pour les enfants contient une dose de 10 µg, contre 30 µg pour les plus de 12 ans – et recevra un million supplémentaire en janvier, pour un total de plus de 6 millions au fin février. Si jusqu’à présent aucune région n’a déploré la pénurie, les témoignages de parents qui ont du mal à prendre des rendez-vous sont fréquents. De nombreux centres de vaccination ne proposaient pas de séances de vaccination avant début janvier, le plus souvent un seul jour par semaine, comme le mercredi, qui ne convient pas forcément à tous les parents. « Mettre en place des centres de vaccination spécifiquement adaptés aux jeunes enfants, avec des professionnels de santé dont les compétences sont adaptées aux plus petits, prend beaucoup de temps, explique Odile Launay. Et les pédiatres, qui sont favorables à la création de ces centres, sont également très occupés par d’autres épidémies (bronchiolite, rougeole, varicelle). Et si les médecins généralistes et les pharmacies sont autorisés à vacciner les plus petits, tout le monde n’a toujours pas accès aux commandes de doses pédiatriques. Par conséquent, la campagne pourrait acquérir un peu plus de portée dans les semaines à venir.

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