
La magie du cinéma en stop-motion : un art qui ne cesse de se réinventer
En 1924, Marcel Delgado donnait vie à de minuscules ptérodactyles, marquant ainsi le début de ce qui allait devenir un art cinématographique majeur. Avec des modèles de dinosaures en stop-motion, le sculpteur travaillait en étroite collaboration avec le pionnier de l’animation, Willis O’Brien, pour créer des effets spéciaux presque surnaturels.
Un siècle plus tard, le cinéma en stop-motion est toujours aussi vivant, malgré les avancées de la technologie. Cet art, souvent négligé, a une place essentielle dans l’histoire du cinéma, comme le souligne Justin Johnson, programmateur principal d’une saison du BFI dédiée à l’animation artisanale.
- Le premier film en stop-motion, The Lost World, sort en 1925.
- Les années suivantes voient l’émergence d’un âge d’or de l’animation en stop-motion.
- Des réalisateurs tels que Ray Harryhausen et George Pal repoussent les limites de la technique.
- Des séries télévisées emblématiques telles que Trumpton et Clangers remportent un vif succès.
- Les studios Aardman, fondés en 1972, produisent des chefs-d’œuvre tels que Wallace et Gromit et Chicken Run.
Cependant, l’avènement de la CGI menace de reléguer l’animation en stop-motion au second plan. Malgré cela, des réalisateurs visionnaires comme Wes Anderson et Guillermo del Toro continuent d’utiliser cette technique pour son contrôle absolu sur l’univers cinématographique.
La magie du stop-motion réside dans son authenticité et son imperfection, des éléments qui le rendent irremplaçable. En célébrant l’artisanat et en capturant l’essence même des créateurs, cet art continue de fasciner et d’émerveiller les spectateurs du monde entier.
Ne manquez pas l’exposition « Stop Motion: Celebrating Handmade Animation on the Big Screen » au BFI Southbank, à Londres, jusqu’au 9 octobre.
