Nettoyage de 1,4 milliard d'euros pour que les Parisiens puissent nager dans la Seine | JO Paris 2024 - 1

A la conquête des eaux libres de Paris

Face à un panneau indiquant « Interdit de nager », Pierre Fuzeau a bravement enfilé son bonnet de bain, s’est glissé dans l’eau verte du canal de l’Ourcq, en bordure nord de Paris, et s’est lancé dans un puissant crawl.

Le directeur de 66 ans rejoint régulièrement son groupe de nage en eau libre pour des plongeons illégaux bien organisés, notamment dans la Seine, où la baignade est interdite depuis 1923 en raison des risques sanitaires liés à une eau non propre et aux bactéries provenant des déchets humains.

Nettoyer la sombre Seine pour la rendre praticable pour les athlètes lors des Jeux olympiques de cet été à Paris a été l’un des projets les plus longs, coûteux et à enjeux élevés des Jeux.

Le plan soutenu par l’État d’un montant de 1,4 milliard d’euros a nécessité plusieurs années de travaux sur la gestion des eaux usées, les stations de traitement, les stations de filtration et les bassins de stockage pour réduire la contamination bactérienne de la rivière due aux déchets fécaux.

Il s’agit d’une entreprise hautement politique qui va bien au-delà des Jeux olympiques. Les températures estivales de Paris sont en hausse au milieu de la crise climatique. Après les Jeux, les autorités prévoient de créer des plages locales et des zones de baignade dans les rivières Seine et Marne qui seront ouvertes à partir de 2025.

En attendant, des bateaux spéciaux parcourront la rivière pour ramasser les déchets, allant des bouteilles en plastique aux branches, pendant les Jeux olympiques.

  • Pierre Fuzeau brave l’interdiction de nager dans le canal de l’Ourcq
  • Nettoyage de la Seine pour les Jeux olympiques
  • Projet politique d’aménagement des rivières
  • Amélioration de la qualité de l’eau
  • Transformation de la relation des Parisiens avec la Seine