
La fascination morbide pour l’horreur corporelle au cinéma
Le succès surprise de Terrifier 3 au cinéma ce mois-ci souligne une constante dans le genre de l’horreur : les gens ne perdront jamais leur fascination morbide pour les pires choses qui peuvent arriver à nos corps. Le cinéma de l’horreur corporelle joue sur la terreur de notre anatomie naturelle devenant, eh bien, de façon naturellement désordonnée.
La réalisatrice française Coralie Fargeat, quant à elle, exploite notre peur de la détérioration naturelle et non naturelle du corps dans son audacieuse comédie d’horreur surdimensionnée, The Substance, une satire sur l’âgisme hollywoodien qui est aussi large qu’une double voie mais assez percutante pour avoir divisé le public depuis sa sortie en salles le mois dernier. Son lancement en streaming le 31 octobre tombe à pic pour une soirée cinéma d’Halloween. J’ai trouvé le film trop long et conceptuellement mince, mais il y a du dynamisme dans les performances conjointes de Demi Moore et Margaret Qualley en tant qu’habitantes en guerre chimique du corps d’une star déchue, et dans sa vision extravagamment dégoûtante de jusqu’où le processus de vieillissement peut être simultanément inversé, accéléré et déformé.
- Le succès de Terrifier 3 en salles
- La satire de Coralie Fargeat, The Substance
- Les films d’horreur corporelle de Julia Ducournau
- Les œuvres de David Cronenberg
- Les films cultes d’horreur corporelle
