Les politiciens, en général, embrassent les bébés; les leaders français tapent des vaches et chérissent les agneaux.

Le Salon d’Agriculture, le salon annuel du monde agricole qui ouvre ses portes samedi, est un événement auquel les présidents français ne peuvent pas se permettre de manquer.

  • Emmanuel Macron inaugurera l’événement, mais risque d’être mal reçu en raison des récentes manifestations de colère des agriculteurs en France et en Europe.
  • Les efforts déployés par le premier ministre, Gabriel Attal pour apaiser les agriculteurs ont échoué malgré un programme d’aide de 400 millions d’euros pour le secteur.
  • Le président tiendra un « grand débat » lors du salon, bien que sa convocation de mouvements écologiques contestés ait provoqué des tensions.
  • Les agriculteurs protestent contre divers problèmes, notamment la bureaucratie accrue des réglementations de l’UE, les contrôles sur l’utilisation des pesticides et la concurrence déloyale de l’étranger.

Ce rassemblement annuel est une occasion pour les présidents de se reconnecter avec le monde rural et pour les agriculteurs de montrer leurs animaux et produits.

Le salon a une longue histoire, remontant à 1844, et a repris sa forme actuelle en 1964 sous la direction du leader de guerre Charles de Gaulle.

Plusieurs chefs d’État et premiers ministres ont bravé la colère des agriculteurs au fil des ans, Jacques Chirac étant une figure appréciée grâce à son expérience agricole, tandis que Nicolas Sarkozy a causé un scandale en insultant un agriculteur lors de sa visite en 2008.

Les protestations des agriculteurs se poursuivent, avec des manifestations avant l’ouverture du 60e Salon d’Agriculture. Les officiels de l’Élysée craignent que la visite de Macron ne soit perturbée par des manifestations.