Trailer Park Boys: quand l’humour canadien décalé rencontre la musique country et les chats

Connaissez-vous Trailer Park Boys ? Cette sitcom canadienne à succès est peut-être passée inaperçue pour certains non-Canadiens amateurs de comédie déjantée, à moins que Netflix ne l’ait suggérée au détour d’une nuit d’insomnie. Pour les autres, curieux mais pas complètement indifférents à ce dernier produit, voici le pitch : il s’agit d’un faux documentaire censé être tourné par une équipe néerlandaise, se déroulant dans une caravane en Nouvelle-Écosse en compagnie de personnages excentriques de la classe ouvrière, dont certains sont d’anciens détenus.

Dans cette comédie de longue durée, Bubbles (Mike Smith, également scénariste du film), aussi touchant que loufoque avec ses lunettes à verres épais, décide que chanter des chansons country pour les résidents d’une maison de retraite n’est pas suffisant pour sa carrière. Avec audace, détermination et le pouvoir du montage, il forme rapidement un groupe de musique déjanté qu’il baptise coloré : Bubbles and the Shitrockers. Ce groupe hétéroclite est prêt à suivre sa passion pour les chansons sur les prostituées, les détenus et les chats. Oui, les chats – Bubbles est un passionné de félins, et à un moment donné, lui et son groupe partent en tournée avec une douzaine de chats mécontents à bord du bus de tournée, des bacs à litière glissés entre les amplis et les caisses de bière.

Pour des raisons douteuses, ils se retrouvent en première partie de Billy Bob Thornton, jouant son propre rôle, et de son groupe les Boxmasters lors d’une tournée en Europe. À Prague, certains membres du groupe et des amis du Trailer Park – dont Ricky (Robb Wells), un roadie allergique aux chemises (mais pas aux pantalons ou aux chaussures) et qui se promène donc torse nu tout au long du film – finissent par aller à une soirée coquine avec Thornton et son ami Ronnie Wood des Rolling Stones. Bubbles ne participe pas car il a fait dans son pantalon, un problème récurrent qu’il doit affronter tout au long du film.

Cela devrait vous donner une idée de la gamme tonale et du registre comique du film, qui pour être honnête ne couvre pas une large palette. Néanmoins, le timing comique et la bonne humeur de l’ensemble sont contagieux, et (qui l’aurait cru) certaines chansons sont plutôt entraînantes. Cela ne compense pas tout à fait le fait que le film s’éternise plus longtemps qu’il ne le devrait, mais l’algorithme n’y verra aucun inconvénient.

Standing on the Shoulders of Kitties: The Bubbles and the Shitrockers Story sort dans les cinémas britanniques et irlandais à partir du 10 janvier.

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