Le masque ne sera bientôt plus obligatoire dans les transports en commun – Science et Avenir › Geeky News - 1

La dernière grande restriction anti-Covid va disparaître en France. Les voyageurs n’auront plus à porter de masque dans les transports en commun depuis lundi, date à laquelle le gouvernement a annoncé une baisse complète de l’épidémie, même si celle-ci n’est probablement pas encore terminée.

« A partir du lundi 16 mai, le port du masque ne sera plus obligatoire dans tous les transports en commun », a déclaré M. Veran à l’issue du Conseil des ministres. On parle notamment du métro, du bus, du train, de l’avion et du taxi, a précisé l’AFP en cabinet.

Même si le ministre insiste sur le fait que le port du masque reste « recommandé », la réalité risque d’être comme les supermarchés ou les cinémas où de telles dérogations sont déjà en place : la grande majorité des visages seront à nouveau couverts.

Ainsi, ce sera la fin du dernier grand marqueur de l’épidémie de Covid-19 dans l’espace public, une décision qui confirme le fait que la maladie est devenue moins une préoccupation de santé publique et politique.

« La situation s’améliore », a conclu Olivier Véran, alors que depuis plus d’un mois le nombre d’infections et d’hospitalisations diminue enfin après une très longue vague hivernale.

Sur les quais du métro parisien, le 14 mai 2020 (AFP/Archive – Philippe LOPE)

Celle-ci s’est elle-même avérée gérable par les hôpitaux en raison de la bonne protection de la population par la vaccination, ainsi que du risque relativement faible du variant Omicron, apparu fin 2021.

Parallèlement aux questions sanitaires, le Covid est passé au second plan et la situation sanitaire a été très peu évoquée lors de la campagne présidentielle lors de la réélection d’Emmanuel Macron pour un second mandat.

Dans ce contexte, le gouvernement a déjà pris plusieurs mesures symboliques ces derniers mois, notamment la fin du port du masque en mars, sauf dans les transports, et le saut des vaccinations qui nécessitaient des vaccinations Covid pour accéder à de nombreux lieux comme les restaurants et les cinémas.

– « Pas terminé » –

Avec la fin annoncée du port du masque dans les transports, la France, comme plusieurs de ses voisins, a quasiment retrouvé sa vie d’avant la pandémie, plus de deux ans après son arrivée en Europe.

A l’aéroport d’Orly, près de Paris, le 1er août 2020 (AFP/Archive – STEPHANE DE SAKOUTIN)

Certains chercheurs mettent ainsi en garde contre une sur-insécurité, avertissant que l’épidémie est sous contrôle mais probablement pas terminée, surtout face à la menace d’une nouvelle variante.

En France, « la pandémie n’est clairement pas terminée, même si on peut espérer que, compte tenu des niveaux d’immunité de la population (…), on pourra passer à une phase plus transitoire », a souligné la semaine dernière Sylvie van der. Werf, virologue à l’Institut Pasteur, lors d’un point presse de l’Agence nationale d’étude du sida et des hépatites virales (ANRS).

Le gouvernement affiche la même ligne. Le ministre de la Santé affirme également que « la pandémie n’est pas terminée » et que certaines restrictions seront également maintenues.

Un laissez-passer « médical », autre qu’un laissez-passer de vaccination, car valable pour un test négatif récent, sera toujours exigé pour accéder aux établissements de santé au sens le plus large (hôpitaux, Ehpad, etc.). Selon Olivier Veran, cette mesure durera au moins jusqu’à l’été.

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De plus, après un test positif, un isolement d’au moins une semaine sera toujours appliqué.

Au niveau hospitalier, les soignants non vaccinés et actuellement dans l’impossibilité d’exercer leur métier ne seront pas immédiatement réintégrés, mais le gouvernement dit continuer à se poser la question.

« Nous devrons nous revoir régulièrement », a déclaré le ministre, faisant part de son intention de demander l’avis de la Haute direction de la santé (HAS) sur cette question dans un avenir proche.

Enfin, le ministre a évoqué la possibilité d’une nouvelle campagne de vaccination de rappel à l’automne, mais s’est abstenu de donner des précisions, soulignant que tout dépendrait de l’émergence de nouvelles options et de leur profil, plus ou moins dangereux ou résistants aux vaccins existants.