Immigration : le gouvernement veut créer un titre de séjour pour le personnel médical - 1

Le gouvernement veut créer un nouveau titre de séjour pour les professionnels de la santé pour attirer notamment les médecins étrangers et « répondre au besoin de recrutement » dans ce secteur en difficulté, lit-on dans son projet de loi sur l’immigration consulté par l’AFP mardi.

Cette nouvelle carte de séjour pluriannuelle, intitulée Talents – Professions médicales et pharmaceutiques, couvre les médecins « quelle que soit leur spécialité », les sages-femmes, les chirurgiens-dentistes et les pharmaciens, selon un texte transmis lundi au Conseil d’Etat.

Ce projet de loi, qui doit être présenté en Conseil des ministres en janvier avant d’être examiné au Sénat puis à l’Assemblée nationale début 2023, a fait l’objet de larges consultations en fin d’année, ainsi que de débats houleux sans vote. au Parlement.

Comme le rappelle le Gouvernement depuis plusieurs mois, il privilégie les mesures favorisant l’éloignement des délinquants étrangers, notamment à travers une réforme « structurelle » de l’asile, et contient plusieurs articles visant à l’intégration des étrangers.

Alors que le gouvernement avait déjà annoncé des titres de séjour « tendus » en réponse aux secteurs en pénurie de main-d’œuvre, cette nouvelle carte complète le volet « intégration » du projet de loi, qui vise à « maîtriser l’immigration » et « améliorer l’intégration ». Les ministres de l’Intérieur Gérald Darmanin et du Parti travailliste Olivier Dussaud.

Selon l’article 7 du texte, cette carte est destinée aux professionnels de santé et à leurs familles « dès lors qu’ils sont employés par un établissement de santé public ou privé à but non lucratif ».

« Ce titre vise à répondre au besoin d’embaucher du personnel médical qualifié dans les établissements de santé ou médico-sociaux », notamment parce qu’à l’heure actuelle ces médecins étrangers ne peuvent pas toujours être embauchés « faute de titre de séjour, qui répond aux spécificités de ces situations », justifie l’interprète.

Cette carte « permettra d’améliorer la lisibilité et l’attractivité du droit au séjour pour ce public qualifié, en tenant compte des enjeux de vérification de la capacité des professionnels étrangers à travailler dans le secteur hospitalier », peut-on lire.

Ainsi, le texte prévoit de conditionner la délivrance du titre à l’autorisation de l’agence régionale de santé. Sa durée, de 1 à 4 ans, dépendra de l’examen par le praticien EVC, de tests de connaissances.

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