Un expert français renommé en art devra comparaître en justice pour des accusations de contrefaçon pour avoir fabriqué des meubles qu’il a prétendu à tort être du XVIIIe siècle et qui ont été vendus à des prix élevés à des acheteurs, dont le château de Versailles.

Bill Pallot, un expert en meubles français du XVIIIe siècle, est accusé d’avoir mis en place cette escroquerie entre 2008 et 2015, dans l’un des plus grands scandales de contrefaçon à secouer le monde de l’art ces dernières années.

Selon un ordre émis par le juge d’instruction cette semaine, Pallot et cinq autres accusés comparaîtront devant le tribunal.

Pallot, 59 ans, avec ses longs cheveux distinctifs et ses costumes trois pièces, est une figure familière en France en raison de ses publications régulières et de ses apparitions dans les médias. Il a été surnommé « Père la chaise » – un jeu de mots sur le cimetière du Père-Lachaise à Paris et l’expression « père de la chaise ».

  • Pallot accusé de forgery
  • Accusations contre Bruno Desnoues
  • Scandale passé inaperçu jusqu’en 2014
  • Cour de cassation rejette l’appel de Martinez

Il est accusé avec son complice Bruno Desnoues, un sculpteur sur bois de renom, d’avoir fabriqué et vendu des chaises entre 2007 et 2008 qu’ils ont prétendu être des pièces historiques ayant orné les salons de personnalités telles que Madame du Barry, la maîtresse de Louis XV, et Marie Antoinette.

L’escroquerie est passée inaperçue pendant des années malgré les signes d’alerte jusqu’à ce que les enquêteurs remarquent enfin des anomalies à partir de 2014. Lorsque le scandale a éclaté en 2016, le ministère de la Culture a ordonné un audit de la politique d’acquisition de Versailles.

Le scandale n’est pas le seul à secouer le monde feutré des grands musées français ces dernières années. Un ancien directeur du musée du Louvre, Jean-Luc Martinez, a été inculpé l’année dernière de conspiration pour avoir caché l’origine de trésors archéologiques que les enquêteurs soupçonnent d’avoir été introduits en contrebande hors d’Égypte lors du chaos du printemps arabe.

La cour de cassation, la plus haute juridiction française, a rejeté mercredi un appel de Martinez visant à faire tomber les accusations.