La France a besoin de bébés.

Lors d’une conférence de presse le 16 janvier, le président français, Emmanuel Macron, s’est engagé à lutter contre le fléau de l’infertilité et a proposé un « congé parental » amélioré dans le cadre de son plan de « réarmement démographique » pour relancer le taux de natalité en déclin du pays.

Alors que ses objectifs peuvent être louables, le discours de Macron ressemble de manière alarmante à celui des dirigeants populistes autoritaires de droite qui ont poursuivi de manière agressive des politiques pro-natalistes ces dernières années. Ceci est inquiétant dans un contexte où de nouveaux groupes anti-avortement montent en puissance en France, utilisant des tactiques toujours plus agressives pour dissuader les femmes de chercher des soins liés à l’avortement, atteindre de nouvelles audiences et influencer l’opinion publique.

  • Emmanuel Macron s’engage à lutter contre l’infertilité et à offrir des congés parentaux améliorés.
  • Les groupes anti-avortement en France utilisent des tactiques agressives pour influencer l’opinion publique et dissuader les femmes de chercher des soins liés à l’avortement.
  • La France débat de la possibilité d’inscrire le droit à l’avortement dans la constitution.
  • La montée en puissance des mouvements anti-avortement et populistes de droite est un signal d’alarme.

La montée en puissance des mouvements anti-avortement et populistes de droite est un signal d’alarme. Ils cherchent à influencer progressivement le discours public, à façonner les politiques et à empêcher les femmes de prendre des décisions informées. Cela a des conséquences potentiellement troublantes. Les groupes anti-avortement en France se sont montrés plus audacieux au cours des 18 derniers mois en utilisant les réseaux sociaux et une gamme de tactiques de plus en plus larges pour dissuader les femmes de chercher des soins liés à l’avortement, atteindre de nouvelles audiences et influencer l’opinion publique. Ils sont aidés par les algorithmes des réseaux sociaux et les politiques inadéquates des plateformes qui échouent largement à traiter la désinformation liée à l’avortement. Ces groupes jouent sur les angoisses publiques concernant le déclin du taux de natalité et sur les idées à peine dissimulées anti-immigration, devenant ainsi potentiellement dangereux.