Elon Musk promet d'activer Starlink pour faciliter l'accès à Internet › Geek News - 1

« Activation en cours. » Vendredi, le PDG de SpaceX, Elon Musk, a brièvement déclaré qu’il activerait le service Internet par satellite Starlink de sa société en réponse au tweet du secrétaire d’État américain Anthony Blinken selon lequel les États-Unis avaient assoupli les sanctions contre l’Iran « pour promouvoir la liberté d’Internet et la libre circulation de l’information ». pour les Iraniens. Les autorités iraniennes ont imposé de sévères restrictions sur Internet, notamment en bloquant l’accès à Instagram et WhatsApp.

Vendredi, le département du Trésor américain a publié des directives visant à étendre les services Internet disponibles pour les Iraniens malgré les sanctions américaines contre le pays au milieu des manifestations en Iran. Lundi, le milliardaire excentrique a voulu fournir à l’Iran le service haut débit par satellite Starlink, un service déjà fourni à l’Ukraine pour l’aider à lutter contre l’invasion russe.

Un responsable du Trésor a suggéré aux journalistes que Starlink demande l’autorisation du gouvernement car la société fournit des services de qualité commerciale. Mais un porte-parole du département d’État américain a déclaré plus tard que la licence mise à jour, délivrée vendredi, se validait d’elle-même et que « toute personne qui répond aux critères énoncés dans cette licence générale peut continuer à opérer sans obtenir de permis supplémentaires ».

Depuis la mort de Mahsa Amini la semaine dernière, trois jours après avoir été arrêtée par la police des mœurs parce que son voile ne couvrait pas correctement ses cheveux, les Iraniens affichent leur colère. Téhéran est devenu le théâtre de nouveaux débordements vendredi soir.

Feu

Des vidéos vérifiées par l’AFP publiées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants courant devant l’hôtel Park Royal, dans le nord de la capitale, le long d’une rue avec des scènes de chaos et plusieurs incendies locaux dans les rues. Au moins huit coups de feu d’origine inconnue sont entendus. D’autres vidéos montrent un homme en uniforme militaire tirant sur des manifestants dans le district de Shahr Rei, au sud de Téhéran.

Ces événements interviennent après une nouvelle journée de tension, au cours de laquelle les autorités ont pris leur revanche sur les « contre-révolutionnaires », les « émeutiers » et les « conspirateurs » en organisant leurs propres manifestations après la prière du vendredi. Des milliers de personnes ont défilé dans plusieurs villes iraniennes, dont Téhéran, Qom (au nord) ou Ispahan (au centre). Selon la télévision d’Etat, des centaines de femmes voilées ont défilé en signe de soutien et de gratitude envers la police. « Mort aux conspirateurs », « C’est la politique des Américains de prôner le retrait du voile », lisent les slogans.

Les autorités ont mobilisé des centaines de femmes à Téhéran, scandant des slogans en faveur de la police. Majid Asgaripur/Agence de presse de l’Asie de l’Ouest/via REUTERS

Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont pour leur part assuré que le récent « complot ennemi » serait « voué à l’échec ».

Les médias d’État ont rapporté jeudi la mort de 17 personnes, dont cinq agents des forces de l’ordre, lors des manifestations. Mais les pertes seront probablement beaucoup plus lourdes : vendredi, l’ONG d’opposition iranienne Human Rights (IHR) basée à Oslo a confirmé qu’au moins 50 personnes sont mortes à la suite de la répression des forces de sécurité, et la mobilisation a été étendue à près de 80. villes en une semaine. Et vendredi, des manifestations de soutien aux femmes iraniennes ont eu lieu en Belgique, en Allemagne, au Chili, notamment.

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VIDÉO. Des manifestations éclatent dans tout le pays en Iran après la mort de Mahsa Amini

La police a arrêté un nombre inconnu de personnes, dont l’activiste Majid Tawakoli et le journaliste Nilufar Hamedi, ont indiqué des sources.

Le président iranien Ebrahim Raisi s’est engagé jeudi à enquêter sur la mort de Mahsa Amini, tout en précisant que le médecin légiste n’a pas signalé d’abus policiers, ce que contestent les manifestants. Les autorités continuent d’affirmer que la jeune femme a subi une crise cardiaque dans un centre de rééducation où elle a été envoyée pour apprendre le code vestimentaire iranien.