
Sage-femme, dermatologue, radiologue, médecins généralistes : plus de 50 spécialistes travaillent au Centre médical de Pontgibaud (Puy-de-Dôme), oasis de santé exemplaire pour ce territoire rural, récemment considéré comme un désert médical.
« Nous, la ville, c’est à 45 minutes en voiture. Là nous sommes à 10 minutes et ensuite c’est facile de prendre rendez-vous. Même au niveau des urgences, j’ai pu prendre rendez-vous pour ma fille hier soir à minuit », raconte Christel Barlo. , 48 ans, qui attend avec son enfant dans la salle d’attente.
« Cela ouvre une partie de l’aide aux personnes qui refuseraient des soins à cause de la distance », souligne Anaïs Paul, médecin généraliste.
Les noms des praticiens figurent sur une quinzaine de plaques vissées aux murs bleus de l’établissement, situé au cœur d’un village de 780 habitants.
Mais la structure va bien au-delà : des professionnels de santé primaires, médecins généralistes ou infirmiers couvrent un territoire d’environ 5 000 habitants.
Patients en attente à l’accueil du Centre Médical de Pontgibaud le 24 novembre 2022 dans le Puy-de-Dôme (AFP – JEFF PACHOUD)
Pour d’autres spécialités comme la radiologie ou la dermatologie, le pôle médical irradie un large territoire de 15 000 personnes, dont l’Allier voisin.
Lors de son ouverture en 2017, il regroupait une quinzaine de spécialistes, et compte aujourd’hui 46 personnes : un orthopédiste, un urologue, un angiologue, des infirmiers, un psychologue, etc.
Les travaux d’agrandissement, qui touchent à leur fin, porteront les effectifs à 52 en 2023, dont six médecins généralistes et un psychiatre.
Un rêve devenu réalité pour de nombreux maires, qui peinent souvent à occuper le tout nouvel espace mis à disposition des futurs médecins.
Les raisons du succès ? « Une équipe qui a envie de travailler ensemble autour du patient, une ambiance et une dynamique qui leur permettent de travailler facilement ensemble », explique Dre Joann Martin, 40 ans, à l’origine du projet.
« Pas un seul critère n’est attractif, mais les trois. Le bâtiment lui-même n’est qu’un outil », a-t-il déclaré.
Consultation médicale au Centre médical de Pontgibaud, le 24 novembre 2022, Puy-de-Dôme (AFP – JEFF PACHOUD)
Toutes les pratiques sont communes : lorsqu’un travailleur à temps partiel est absent, il est remplacé par un autre dans ses locaux. « C’est un jeu de chaises musicales pour optimiser l’espace », explique Joann Martin.
Fin 2021, le gouvernement a répertorié 2018 maisons de repos.
Mais certains d’entre eux sont « vides », a déclaré M. Martin, soulignant que la constitution d’une équipe « prend du temps ».
– « Collectif » –
L’idée est née en 2012, juste avant que le gouvernement ne propose ce type de regroupement pour répondre au mérite médical.
Un médecin prépare une table d’examen avant une consultation médicale au Centre médical de Pongibault, le 24 novembre 2022, Puy-de-Dôme (AFP – JEFF PACHOUD)
Partant du constat que de nombreux médecins partent à la retraite sans remplacement, Joann Martin, qui terminait son internat, décide de s’associer avec l’agence régionale de santé (RAH) et la communauté de communes pour ouvrir un poste de secours. maison à Ponjibo.
Depuis, « on est passé de la zone rouge à la zone orange, et j’espère même qu’on passera en zone verte d’ici trois à quatre ans », espère le quarantième, selon le classement ARS, qui passe du rouge de friche médicale à vert foncé pour une région très bien dotée.
« C’est intéressant parce que tous les médecins sont en coordination, comme un orthophoniste ou un kinésithérapeute. On n’est pas toujours obligé d’expliquer ce qui nous arrive, tout notre dossier est regroupé au centre médical », apprécie Marie-Laure Gomez, patiente de 43 ans.
« Nous pouvons encore nous agrandir, nous avons beaucoup de demandes, mais nous n’avons pas du tout d’espace, à 98 % d’occupation », explique Joann Martin. Le but, dit-il, est plutôt de « travailler dans la célébrité » avec de nouvelles structures à proximité.
Un médecin examine un enfant lors d’une consultation au Centre médical Pongibault, le 24 novembre 2022, Puy-de-Dôme (AFP – JEFF PACHOUD)
Mère de trois enfants, Anaïs Paul loue l’organisation qui « change tout dans ma vie personnelle » : « En plus, ça me permet de demander conseil aux collègues que je rencontre. un exemple pour envisager les prochaines étapes ».
« Tout le monde met la main à la pâte, met sa pierre à l’édifice pour faire fonctionner le système, c’est ça qui marche aussi. Ce n’est pas fait par une seule personne, c’est une équipe », explique modestement le Dr Martin.

Grand fan de mangas et d’animes, je n’aime bien écrire qu’à propos de ses sujets, c’est pour ca que j’écris pour 5 minutes d’actus. Au quotidien de décortique, donne mes avis sur les différents épisodes et chapitres des mangas que j’aime lire.
