
Un témoignage poignant de la réhabilitation par l’art dans la prison de Sing Sing
Lorsqu’une sirène retentit à Sing Sing – une prison, comme le montre le film du même nom – le personnage de Colman Domingo, John « Divine G » Whitfield, fait partie des hommes dans la cour qui se laissent immédiatement tomber au sol, pour éviter que les gardiens ne les prennent pour une menace. Il s’aplatit, contorsionnant son corps de telle manière que les chevilles, les paumes, les doigts, les joues et même le front semblent toucher l’herbe en même temps. C’est comme s’il devait laisser sortir tout l’air, avec son humanité, pour descendre si bas. C’est ainsi que la prison agit.
- La prison de Sing Sing, un lieu déshumanisant mais plein de chaleur
- Le programme de Réhabilitation par l’Art (RTA) comme voie de justice restauratrice
- Le film comme témoignage inspirant du programme RTA
Nous assistons aux fouilles de cellules et aux contrôles de sécurité, ainsi qu’aux façons rigides et sans âme dont les hommes purgent leur peine doivent se comporter, tout au long du film Sing Sing. Mais ce film délicat et affectueux, qui suit des personnes jouant du Shakespeare dans cette prison de haute sécurité, ne s’attarde pas sur les moments déshumanisants. Il s’agit de l’histoire de comment ils échappent à tout cela grâce au programme RTA, qui propose des ateliers de danse, de théâtre, de musique et d’écriture en prison.
Le programme, qui fonctionne actuellement dans huit établissements pénitentiaires de l’État de New York, a commencé à Sing Sing en 1996, après que certains hommes ont demandé de l’aide pour écrire et produire une pièce à jouer pour leurs camarades incarcérés. Ils récitent le barde derrière les barreaux et trouvent guérison dans un espace sûr où ils peuvent s’exprimer tout en construisant des liens et de l’empathie.
Réalisé par Greg Kwedar, Sing Sing fonctionne principalement comme un témoignage inspirant du programme RTA, une voie vers la justice restauratrice qui a un taux de réussite prouvé en ce qui concerne la récidive. Seulement 3% des participants au RTA retournent en prison, selon le site du programme, un contraste frappant avec une moyenne nationale largement supérieure à 60%. Le film est vaguement basé sur l’article de John H Richardson dans Esquire, The Sing Sing Follies, qui couvrait la production 2005 du RTA, Breakin’ the Mummy’s Code, une revue musicale délirante voyageant dans le temps avec des pirates, des gladiateurs, Freddy Krueger et Hamlet.
- Un message positif sur le programme RTA
- Une approche cinématographique authentique et immersive
- La force de l’art pour s’exprimer et guérir
