La plupart des films d’animation sont conçus pour être exportés dans le monde entier, la bande son est redoublée pour chaque marché local afin d’ajouter de la saveur et de garantir que les enfants n’aient pas à lire les sous-titres. De même, le fait de faire incarner les personnages par des animaux (une tradition qui remonte aux premiers jours de l’animation) est un moyen pratique de déraciner le matériel. Ainsi, n’importe qui, n’importe où, regardant le même film peut s’identifier au chien ou au lapin héroïque, peu importe qu’il s’agisse d’une valeur familiale ou de l’importance de l’amitié dans un paysage fantastique peu ressemblant à notre planète réelle.

Ce film, apparemment un effort multinational, comme en témoignent les génériques de fin et les sociétés de production, se conforme bizarrement à ces règles tout en les brisant. Oui, tous les personnages sont des animaux non-humains, à commencer par le héros, Zhi, un loris-paresseux qui rêve d’être pilote de course malgré la résistance de sa grand-mère gardienne qui préférerait qu’il passe sa journée à apprendre le tai-chi. Le méchant est une grenouille pilote nommée Archie Vainglorious, le principal allié est une chèvre nommée Gnash et l’intérêt amoureux est un autre loris-paresseux nommé Shelby.

Jusque-là, rien de bien anthropomorphique. Mais en même temps, il y a beaucoup de discussion sur l’héritage chinois et asiatique, notamment avec la grande course à laquelle Zhi participe, appelée le Rallye de la Route de la Soie, une course déjantée qui se termine dans une représentation animée de Shanghai. Par ailleurs, nous avons des hippocampes mâles enceintes avec des accents italiens, ainsi qu’une sorte de créature belette avec un accent cockney qui, lorsqu’ils essaient d’aider Zhi à battre Vainglorious, tire un levier à l’intérieur de leur véhicule étiqueté « Brexit » qui libère, inutilement, une avalanche de théières pour contrecarrer ceux qui sont derrière leur véhicule.

Cette dernière partie était l’une des meilleures blagues, tandis que les autres moments drôles sont principalement livrés par l’un des personnages périphériques, un renne islandais doublé par Catherine Tate. Il y a aussi une parodie bien dessinée mais narrativement inexplicable de la vidéo classique de la chanson « Take on Me » du groupe suédois A-ha, bien que les jeunes spectateurs ne comprendront probablement pas la référence. C’est vraiment bizarre, même dans les limites traditionnellement étranges de la représentation culturelle dans les dessins animés, mais les enfants ne s’en soucieront pas car c’est un véritable festival de couleur et de mouvement.

Points importants:
– La plupart des films d’animation sont exportés dans le monde entier et leur bande son est redoublée pour chaque marché.
– Les personnages animés sont souvent représentés par des animaux pour rendre le matériel universel.
– Le film « Rally Road Racers » est un effort multinational qui se conforme et brise ces règles.
– Les personnages du film sont tous des animaux non-humains.
– Le héros est un loris-paresseux qui rêve de devenir pilote de course.
– Le méchant est une grenouille pilote et l’allié principal est une chèvre.
– L’intérêt amoureux du héros est un autre loris-paresseux.
– Le film aborde également l’héritage chinois et asiatique, avec une course appelée le Rallye de la Route de la Soie qui se termine à Shanghai.
– Il y a des animaux avec des accents italiens et cockney, ainsi qu’une référence étrange au Brexit.
– Le film contient également une parodie de la vidéo du groupe A-ha, bien que les jeunes spectateurs ne la comprendront probablement pas.
– Malgré sa bizarrerie, le film est divertissant grâce à ses couleurs vives et à ses mouvements dynamiques.