Un film étonnamment bizarre, réalisé par le cinéaste italien Giuseppe Patroni Griffi en 1974, dans lequel Elizabeth Taylor resplendit à la façon des années 70. Le film, portant le titre Identikit aux États-Unis, est une adaptation de la nouvelle de 1970 de Muriel Spark. Avec ses grandes lunettes de soleil et ses cheveux noirs en désordre, Taylor livre une performance intense et légèrement troublante dans un mystère psychologique existentiel préposterous, légèrement démodé mais très captivant, dans la veine des thrillers paranoïaques de cette époque. Le film a été tourné par Vittorio Storaro, qui dirige à plusieurs reprises des sources lumineuses vers la caméra, donnant ainsi une impression de mouvement des personnages telles des ombres dans une lueur déconcertante, ajoutant une dimension puzzle au film.

Points importants :

  • Elizabeth Taylor dans un rôle intense et troublant
  • Le film est une adaptation du roman de Muriel Spark
  • Le film rappelle les thrillers paranoïaques de l’époque
  • Vittorio Storaro donne une atmosphère unique au film avec sa direction artistique

Taylor joue Lise, une femme célibataire d’un certain âge qui semble au bord de la crise de nerfs. Lise vit à Hambourg, où on la voit acheter des vêtements étrangement voyants et multicolores dans un grand magasin, terrorisant les vendeurs et affirmant que ces vêtements conviennent aux climats chauds du Sud vers lesquels elle se dirige. On la voit déambuler dans un département surréaliste rempli de mannequins nus. Peut-être que le film « The Driver’s Seat » a influencé Peter Strickland.

Points importants :

  • Lise se trouve à Hambourg
  • Elle a des troubles de comportement et de relation avec les autres
  • Elle se rend dans un département surréaliste

Dans l’avion et dans la ville elle-même, elle a des rencontres étranges et tendues avec des hommes, la plupart voulant coucher avec elle, comme le sinistre homme d’affaires et adepte de régime macrobiotique, Bill, interprété par Ian Bannen – le mouvement de caméra sur la droite, révélant son visage souriant, est l’un des moments les plus dérangeants du film. Il y a aussi le mécanicien de garage Carlo (Guido Mannari), qui sauve Lise à Rome après qu’elle a été choquée et traumatisée par un attentat à la bombe dans les rues; un autre passage onirique et perturbant.

Points importants :

  • Lise rencontre plusieurs hommes étranges
  • Des scènes dérangeantes avec ces hommes
  • Elle est sauvée par un mécanicien de garage après un attentat

Lise se lie d’amitié avec une vieille dame excentrique, Mme Fiedke, mais semble impatientée de s’en débarrasser. Elle a également une rencontre avec un aristocrate anglais distrait ; il s’agit d’un extraordinaire caméo d’Andy Warhol (qui a bien sûr réalisé le portrait sérigraphié emblématique de Taylor en 1963). Mais sa connexion la plus proche semble être avec Pierre, un homme sensible et nerveux (Maxence Mailfort), qui a été perturbé par son comportement prédateur dans l’avion et que Lise cherche à retrouver de toute urgence. Lise a besoin d’un homme : non pas pour faire l’amour avec elle, mais pour la tuer, un désir bizarre et mortifère souligné par des épisodes de flashforward stridents où la police interroge tous les protagonistes.

Points importants :

  • Lise se lie d’amitié avec une vieille dame
  • Elle a une rencontre avec un aristocrate anglais
  • Elle cherche désespérément un homme pour la tuer
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Peut-être que le public contemporain ne sera pas convaincu par cette idée centrale, de la même manière que Martin Amis a trouvé certaines lectrices peu convaincues par son astuce de « meurtrière » dans London Fields. Mais Taylor vend elle-même cette idée avec une performance authentiquement folle, une sorte d’interprétation de Blanche DuBois par une star qui, en 1974, était peut-être pas entièrement à l’aise avec cette phase de sa carrière. Son personnage ne semble jamais vraiment savoir à qui elle parle ni pourquoi; et le jeu de Taylor est théâtral mais subtil. La scène où elle attend dans la file d’attente de l’enregistrement à l’aéroport et semble se perdre en pensées alors que l’homme derrière le bureau lui pose des questions est vraiment fascinante. Malgré le titre et la scène où elle échappe courageusement à une tentative de viol, Lise n’est pas aux commandes; quelqu’un ou quelque chose d’autre guide sa vie et son destin.

Points importants :

  • Taylor offre une performance folle mais subtile
  • Le personnage de Lise ne sait pas à qui elle parle ni pourquoi
  • Lise n’a pas le contrôle de sa propre vie

Source: The Guardian