
Plongée dans l’univers mystérieux et terrifiant d’une bande d’adolescents courageux qui se retrouvent confrontés à des forces surnaturelles inconnues, ce film cherche clairement à capitaliser sur la nostalgie des années 80/90 qui a fait de Stranger Things un succès indéniable. Les enfants se déplacent à vélo, jouent au baseball, se réunissent dans une cabane dans un arbre avec une pancarte « DÉFENSE D’ENTRER », et enquêtent sur des solitaires effrayants qui vivent seuls. L’action se déroule en 1997, et des détails tels que l’absence de téléphone portable sont à la fois précis et utiles pour l’intrigue.
- Le film est une référence à l’époque des années 80/90
- Les enfants sont représentés de manière édulcorée
- Le film manque d’originalité mais offre des frissons adaptés à un public préadolescent
- La performance de Mason Thames est un point fort
- Le casting adulte présente des hauts et des bas
La représentation des enfants eux-mêmes est soigneusement épurée : personne ne fume de cigarettes ou n’utilise de langage sexiste, raciste ou homophobe. Il ne s’agit pas tant d’un retour à l’époque elle-même que d’un film qui fait référence à des clins d’œil précédents et existants. Mais là où Twin Peaks subvertissait délibérément une vision de l’Amérique profonde, on ne trouve pas une telle originalité dans Monster Summer ; c’est un reflet d’un reflet d’un reflet. Il y a quelques frissons décents classés PG et des moments effrayants pour le public préadolescent, mais les adultes ne le trouveront probablement pas particulièrement convaincant, avec des dialogues maladroits et une bande sonore générique qui desservent un mystère effrayant solidement traditionnel.
Un point lumineux est la jeune star Mason Thames, également excellent dans le film d’horreur d’Ethan Hawke, The Black Phone. Il livre une performance pleine d’émotion, même avec un matériel douteux ; pourrait-il devenir le prochain Timothée Chalamet ou Heath Ledger ? Cependant, le casting adulte est un rappel des hauts et des bas du showbusiness, avec Lorraine Bracco (Les Affranchis, Les Soprano) dans un petit rôle qui est vraiment en dessous de ses talents, Kevin James dans un petit rôle de rédacteur en chef sceptique d’un journal local, et Mel Gibson donnant le meilleur de lui-même en tant qu’homme hirsute au passé mystérieux. Gibson est aussi bon que le scénario le lui permet, rappelant à quel point la question de l’annulation peut être délicate. Quoi qu’il en soit, il y aura toujours les Monster Summers de ce monde, offrant des rôles à ceux qui montent et à ceux qui descendent.
