
Godzilla Minus One: 70 ans après ses débuts au cinéma, Godzilla est toujours aussi impressionnant. Comme Cher dans le monde des monstres cinématographiques, il se réinvente constamment, reste une icône permanente, tout en n’hésitant jamais à jouer les classiques pour satisfaire son public. Et dans le cas de Godzilla, cela signifie un grand lézard cracheur de feu détruisant des gratte-ciel tandis que les gens fuient en dessous comme des fourmis.
- Godzilla, une icône intemporelle
- Retour en noir et blanc
- Un protagoniste humain ambigu
Godzilla Minus One nous a offert une quantité satisfaisante de cette action, et maintenant il est de retour en noir et blanc sous le titre de Godzilla Minus One/Minus Color. Une astuce de marketing bien pensée, n’est-ce pas ?
Le film commence par présenter son protagoniste humain, Kōichi Shikishima, pendant la Seconde Guerre mondiale, qui simule une défaillance mécanique dans son avion pour éviter une mission kamikaze. Lorsque Godzilla attaque la base aérienne, il privilégie immédiatement sa propre sécurité à celle de ses camarades. Notre héros est donc un lâche, ou du moins possède un sain instinct de préservation de soi. Cette ambiguïté peut être courante dans notre monde postmoderne, mais voir un pilote de la Seconde Guerre mondiale qui ne veut pas combattre en noir et blanc est quelque chose de nouveau.
Outre ces subtilités, la principale raison de voir cette nouvelle version de Godzilla Minus One est tout simplement qu’elle est visuellement superbe. Certains codes du style sont éternels, et les films en noir et blanc sont magnifiques. Cette esthétique met particulièrement en valeur le grand monstre lui-même, qui dans cette version a un regard malicieux, sans jamais devenir trop clownesque. Si les re-releases en noir et blanc sont un gadget, c’est au moins un gadget agréable à regarder.
Godzilla Minus One/Minus Color est actuellement diffusé dans les cinémas britanniques depuis le 1er novembre.
