
Un portrait intime de l’amitié entre Peter Jewell et le cinéaste Bill Douglas
Avec une chaleur immense, le cinéaste Jack Archer a réalisé un documentaire intime sur Peter Jewell, le travailleur social londonien qui était également le meilleur ami de toute une vie, le collaborateur inspirant et – d’une manière peut-être pas entièrement élucidée ici – un partenaire non sexuel du cinéaste Bill Douglas.
- Peter Jewell, un ami précieux pour Bill Douglas
- Le modèle de « Robert » dans le film My Way Home
- Une vie commune à Soho, Londres
- Un regard sur les premiers films de Bill Douglas
- Des contributions perspicaces de Lynne Ramsay et Lenny Abrahamson
- Une amitié hors du commun entre Jewell et Douglas
Jewell était aussi important pour Douglas que Peter Pears l’était pour Benjamin Britten. Il était le modèle réel de « Robert », l’Anglais cultivé dans My Way Home de 1978, le troisième volet de la trilogie autobiographique de Douglas. Archer nous montre une facette de Douglas très éloignée de l’existence difficile montrée dans cette première trilogie : un homme élégant, sophistiqué, artiste, avec peu de restes de son accent écossais.
Le film d’Archer est précieux car il nous montre les premiers courts métrages quasi-amateurs de Douglas, pleins d’une créativité espiègle et expérimentale. Le film comprend également des contributions très perspicaces des réalisateurs Lynne Ramsay et Lenny Abrahamson, qui discutent de l’influence de son travail sur le leur, ainsi qu’avec le très attachant Jewell lui-même. Un portrait impliquant et tendre.
Jewell était clairement un roc pour Douglas, surtout lorsqu’il a réalisé son chef-d’œuvre épique Comrades, sur les Martyrs de Tolpuddle. Leur relation était plus que de l’amitié, bien qu’ils ne soient pas exactement des amants. C’est un portrait captivant et tendre.
