Somewhere, a corner of Great Britain is still mentally fighting the second world war. Rien d’autre n’explique comment ce type de film, qui ressemble à une sortie en pilote automatique pour les pilotes de la RAF, a pu obtenir un financement dans les années 2020. Il regorge de clichés : la missus de retour en Angleterre qui apparaît en flashback pour remonter le moral au héros assiégé, un contenu opportunément positionné dans la poche de poitrine qui contrecarre la mort, et des soldats malades restant derrière avec le doigt sur la gâchette : « Partez ! Quelqu’un doit rester ici pour s’assurer que cet endroit explose ! »

  • Le protagoniste courageux est le capitaine de la RAF Robert Banks (Joseph Millson), chargé de sauter en parachute dans le sud-est occupé de la France pour s’infiltrer dans un bunker nazi où un chef de la Résistance française, Pierre Lavigne (Ronan Summers), est peut-être détenu. L’intelligence est probablement fiable car elle provient de la femme anglaise de Lavigne, Ivy (Rebecca Scott), une ancienne amie d’école de Banks, qui dirige désormais une cellule insurgée en l’absence de son mari. Espérons que les services de renseignement militaire assigneraient à Banks des objectifs plus précis que « se rendre insupportable ».
  • War Blade fait des progrès modestes sur le front multilingue, avec Scott échangeant des dialogues en anglais et en français alors qu’elle gère les deux factions ; il y a aussi Saskia (Alina Tamara), une infirmière allemande qui s’est échappée du bunker, dans l’équipe. Une structure situationnelle plus serrée, plutôt que le format d’aventure pleine d’action, aurait peut-être aidé le scénariste-réalisateur Nicholas Winter à se concentrer sur son modeste budget. Non seulement cela expose les lacunes financières, mais cela laisse également place à des caractérisations hésitantes qui peinent à se concrétiser avec les éléments qu’il met en place. Winter présente Ivy comme une guérillera dure, mais elle se révèle être un fardeau inutile ; l’expert supposé en explosifs, Charlie (Michael McKell), est un romantique mou.
  • Cette mission futile et sans but est facilitée par les habituelles failles de logique, comme laisser inexplicablement des officiers SS fanatiques s’échapper alors que vous les avez à votre merci. Il y a un plan FX joliment réalisé, qui ressemble à du travail traditionnel avec des maquettes, d’un char tombant dans un abîme. Mais le terrain – pas assez solide pour soutenir le drame intense des frères d’armes ou le style pulpeux du Reich – a depuis longtemps abandonné cette mauvaise réalisation.
War Blade est disponible à partir du 15 janvier sur les plateformes numériques.