Critique de Vourdalak - un film d'horreur vampire très amusant | Film - 1

Le Vourdalak : une comédie macabre française

L’âge et la mort sont peut-être à la base de toutes les horreurs, mais cette pièce de chambre française, adaptée d’une nouvelle de 1839 d’Aleksey Tolstoï, donne une tournure malicieuse à cela. Le « vourdalak » titulaire – une sorte de vampire d’Europe centrale – est Gorcha, patriarche ridé d’une famille de paysans vivant dans la forêt, qui est poussé à se nourrir du sang de ceux qu’il aime le plus. Incarnant cette créature à l’écran sous la forme d’une marionnette dentue ressemblant à Norman Tebbit (voix du réalisateur Adrian Beau), c’est une métaphore cruelle mais amusante de l’autorité parentale et de la dépendance tardive. Évidemment, ils n’avaient pas de maisons de retraite assistées dans la Bohême moderne.

  • Adaptation d’une nouvelle d’Aleksey Tolstoï
  • Métaphore de l’autorité parentale
  • Comédie macabre

Arrivant au milieu de cette dispute folklorique est le marquis Jacques Antoine Saturnin d’Urfé (Kacey Mottet Klein), un envoyé nerveux du roi de France qui a été retardé en route. Conseillé de chercher de l’aide chez le vénérable Gorcha, l’aristocrate ne trouve que ses enfants : Jegor, fils abattant les Turcs, Piotr, deuxième fils efféminé, et Sdenka, fille énigmatique. D’Urfé doit attendre un nouveau cheval ; Gorcha est parti pour poursuivre les derniers pillards turcs et, comme il prévient ses proches, s’il revient après plus de six jours, ce sera sûrement sous forme de mort-vivant.

Beau aurait pu adapter cela de manière gothique. Au lieu de cela, il opte pour une comédie haute en tension agréable, avec des prises de vue souvent à travers un voile doux de style Hammer, frôlant le pastiche. Les manières de cour de d’Urfé sont ridiculement superflues dans ce cadre rustique, exposées comme hypocrites lorsqu’il poursuit brutalement Sdenka, puis redondantes face au paterfamilias macabre se moquant de lui à table.

  • Adaptation en comédie haute en tension
  • Présence de pastiche
  • Contraste entre les manières de cour et la rusticité de l’environnement

Le Vourdalak n’est jamais vraiment effrayant, mais la mise en place claustrophobique maintient le film dans le cercle de l’inquiétant ; cette unité familiale autocannibale est constamment perturbée par l’étranger aux questions ennuyeuses et aux sarabandes improvisées. Klein s’amuse, mais Labed a sans doute le travail le plus difficile, jouant de manière très sérieuse sous son heaume shatweh et devant jongler entre haute tragédie et camp. Un arrêt délirant et étrangement agréable.

Le Vourdalak est disponible sur les plateformes numériques à partir du 16 septembre.

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