Critique de Sujo : drame mexicain sur fond de meurtre de cartel | Film - 1

Un drame mexicain sans crime – ou du moins sans beaucoup de crime – se déroule principalement en marge de la violence sérieuse. C’est l’histoire de passage à l’âge adulte d’un adolescent dont le père était un sicario, ou tueur de cartel, dans la Tierra Caliente de Michoacán, au sud du Mexique.

  • Le protagoniste, Sujo, est un jeune garçon dont le père est brutalement tué, le laissant à la merci des tueurs qui craignent qu’il ne cherche à venger la mort de son père. Il trouve refuge chez sa tante Nemesia, qui devient sa famille protectrice, aux côtés de sa tante Rosalia et de ses cousins Jai et Jeremy.
  • Sujo grandit pour devenir un adolescent et oscille entre devenir un trafiquant de drogue avec ses cousins ou commencer une nouvelle vie à Mexico, étudier la littérature et chercher une existence radicalement différente.

Les réalisatrices Astrid Rondero et Fernanda Valadez ont d’abord fait parler d’elles avec le captivant drame réaliste Identifying Features, avec Valadez à la réalisation et co-écrit avec Rondero. Ce film présente de nombreuses idées et images similaires, bien qu’il ne soit pas aussi en colère et tendu que Identifying Features.

Quant à son nom, sa signification reste énigmatique tout au long du film, jusqu’à la fin qui nous ramène au moment de l’enfance ironiquement innocente de son père qui a marqué le début du film. Un film fortement intentionné et conçu, mais sans la passion de l’œuvre précédente.

Sujo est actuellement projeté dans les cinémas britanniques à partir du 13 décembre.

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