Prisme, un projet collaboratif entre les cinéastes Rosine Mbakam, An van Dienderen et Eléonore Yaméogo, interroge la prétendue neutralité de l’objectif photographique, principalement en ce qui concerne les représentations de la race. Chacune des trois parties du film apporte une perspective unique sur ce sujet brûlant.

Points importants de l’article:

  • La remise en question de la neutralité de l’objectif photographique
  • La critique de la pratique cinématographique « china girl »
  • Le lien entre impérialisme et cinéma
  • L’autonomie des figures marginalisées
  • L’argument selon lequel la partialité raciale de la caméra n’est pas figée
  • L’existence de vies noires pleines de dynamisme et de complexité à l’écran
  • L’importance du dialogue dans la création cinématographique

Les préoccupations techniques de Dienderen, la critique idéologique de Mbakam et la perspective optimiste de Yaméogo se fondent pour offrir une exploration prismatique de la race et du cinéma. Chacune des cinéastes apporte une perspective unique et essentielle à ce sujet.

Alors que Dienderen se penche sur le biais de l’objectif sur le plan technique, Mbakam et Yaméogo élargissent le débat en pointant du doigt de plus grandes constructions idéologiques. Mbakam établit un lien explicite entre l’impérialisme et le cinéma, tandis que Yaméogo met en avant que la partialité raciale de la caméra n’est pas immuable. En créant un dialogue entre les trois segments, cette exploration prismatique de la race et du cinéma souligne l’importance de la conversation dans la création cinématographique.

Le film est disponible à partir du 16 février sur True Story.

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