
Un film onirique et excentrique, bien interprété mais étrangement mal jugé, a été présenté lors de la semaine des critiques de Venise. Réalisé par le cinéaste britannico-français Jethro Massey, ce film est une romance dans le style de la Nouvelle Vague. Paul et Paulette, les protagonistes, se retrouvent à Paris, où ils entretiennent des relations intimes et des conversations qui rappellent Jacques Rivette.
- Paul, un jeune Américain à Paris, rêve de devenir photographe mais se retrouve coincé dans un travail ennuyeux dans une agence immobilière. Il entame une liaison avec sa patronne exigeante, surnommée « Goebbels », ce qui est l’un des nombreux gags nazis déconcertants et calamiteux du film.
- Sur la Place de la Concorde, Paul est captivé par Paulette, une jeune française élégante et belle, qui s’agenouille en imaginant avec ferveur ce que Marie-Antoinette a pu ressentir avant son exécution. Ils entament une amitié teintée de sensualité, partageant leurs romances actuelles et les obsessions de Paulette pour Marilyn Monroe et Elvis Presley.
- Leur voyage les mène à Salzbourg où le père de Paulette remarque avec perspicacité que la similitude de leurs prénoms les fait ressembler à des frères et sœurs.
- Cependant, le film prend une tournure étrange lorsque Paul loue un appartement à Munich, qu’il imagine être celui où Adolf Hitler a vécu. Les scènes où ils se comparent à « Eva » et « Adolf » dans le bain sont dérangeantes et maladroites.
- Le film comporte d’autres moments déconcertants, comme la location d’un appartement supposément occupé par l’un des terroristes du Bataclan. Ces choix discutables viennent entacher le travail talentueux des acteurs et de l’équipe technique.
Paul and Paulette Take a Bath a été présenté au festival du film de Venise.
