Dans un charmant village quelque part dans le nord, si l’on en juge par les accents, la nouvelle vicaire Rebecca Holland (Tuppence Middleton) semble penser qu’elle a fait des progrès pour se lier avec les habitants. Cela dit, la fréquentation des offices du dimanche ne rassemble à peine assez d’âmes pour une partie de football à cinq. Mais la communauté semble assez amicale envers elle et son mari Henry (Matt Stokoe), et elle semble avoir complimenté la famille en choisissant la pré-adolescente Grace Holland pour être une sorte d’ange aux ailes de gerbes de blé pour le prochain festival de la moisson.

  • Un village pittoresque
  • Difficulté de la vicaire à se connecter avec la communauté
  • Choix de la fille Holland comme ange pour le festival de la moisson

Hélas, il semble que Rebecca n’ait jamais regardé The Wicker Man car, si elle l’avait fait, elle aurait compris exactement ce qui se passe une fois que Grace disparaît mystérieusement. Une grande partie de ce qui suit est presque une réinterprétation point par point du célèbre classique de l’horreur folklorique de 1973 du réalisateur Robin Hardy et du scénariste Anthony Shaffer, bien que avec quelques divergences significatives dans l’acte final. Mais même ces revirements sur les revirements originaux sont prévisibles, et en général le réalisateur de Lord of Misrule, William Brent Bell (plus connu pour le préquelle insipide d’Orphan, Orphan: First Kill), ne parvient pas à susciter un véritable suspense, peu importe le nombre de poupées de cheveux humains et de brindilles qu’il accroche aux arbres, ou le nombre de vieilles dames effrayantes qu’il laisse errer dans le village en marmonnant sur les démons locaux. La pauvre Rebecca semble assez lente à comprendre de toute façon, même lorsqu’elle tombe sur des fresques explicatives expliquant picturalement les anciennes coutumes de ces régions, comme celles de Midsommar.

  • Disparition de Grace
  • Réinterprétation de l’horreur folklorique classique
  • Difficulté du réalisateur à créer du suspense

Néanmoins, la meilleure décision du film est de casté le grand Ralph Ineson dans un rôle local ambigu. Avec sa voix grave et son air de robustesse, il est toujours une figure marquante sur scène et à l’écran. Ayant joué dans The Witch de Robert Eggers et incarné le mystérieux personnage surnaturel du Chevalier vert, il devient le visage de l’horreur folklorique, à l’instar de Barbara Steele pour les films d’horreur italiens des années 1960. Pour ma part, j’adhère complètement à cette idée.

  • Rôle de Ralph Ineson

Regardez la bande-annonce de Lord of Misrule ici Lord of Misrule sortira le 8 janvier sur les plateformes numériques.