Olivier Assayas, célèbre réalisateur, présente son nouveau film qui est une esquisse autofictionnelle élégante mais légère sur ses propres expériences pendant le confinement dû à la pandémie de Covid-19. Il retrace ainsi le moment où il a vécu avec des membres de sa famille dans sa maison d’enfance, au cœur de la France profonde. Ce long-métrage rappelle que malgré toutes les angoisses, cette période d’inactivité imposée n’était pas totalement désagréable pour les adultes d’un certain âge et d’une certaine sécurité financière. Un retour aux jours sans fin et sans but de l’enfance, une existence édénique hors du temps à laquelle les professionnels des médias, accro au travail, ne pensaient jamais plus goûter. Un miracle en quelque sorte.

Les points importants de l’article sont les suivants :

  • Olivier Assayas présente son nouveau film, une esquisse autofictionnelle sur son expérience du confinement.
  • Le film met en avant les moments de convivialité et de rire en famille.
  • La différence entre le cinéma français et britannique est illustrée à travers ce film.

Vincent Macaigne incarne Etienne, un réalisateur désordonné, héritier de la maison de ses parents, où il vit avec sa petite amie et communique avec son ex-femme et sa fille adorée sur Zoom. Il est rejoins par son frère Paul, journaliste musical, et sa nouvelle compagne. Assayas utilise sa véritable maison et, dans sa voix off autobiographique, nous présente la maison et ses environs – certainement la meilleure partie du film – tout en parlant de la famille « Assayas ».

Paul enregistre des émissions de radio depuis la maison, comme un hommage à des stars de la musique décédées de la Covid, commençant par Dave Greenfield des Stranglers. Tandis qu’Etienne, en manque d’inspiration, se promène dans la maison en réfléchissant à de nouvelles idées de films. Leurs diverses habitudes finissent par s’opposer mais la famille partage aussi des moments de repas et de rires.

Rien ne montre mieux la différence entre le cinéma français et britannique que ce film. Quel réalisateur britannique aurait l’opportunité de s’adonner à une réflexion si civilisée et culturelle, en supposant qu’il existe bien sûr un public de soutien pour cela ? C’est un film où un personnage s’assoit pour écouter un podcast de Jean Renoir parlant de son père, Pierre-Auguste Renoir – et c’est vraiment intéressant. Heureusement, Assayas a la chance de pouvoir le faire.