Le réalisateur et scénariste américain Ari Aster, connu pour ses films Hereditary et Midsommar, sort son troisième long-métrage, Beau is Afraid. Une comédie anxiogène de 3 heures qui traite de la paranoïa kafkaïenne et qui est également inspirée des pièces grecques. Le film est décrit comme une blague juive élaborée qui rappelle Tristram Shandy et It’s a Mad, Mad, Mad World. Le personnage principal, Beau, est interprété par Joaquin Phoenix, qui incarne un homme anxieux d’âge moyen qui vit dans un appartement sombre dans une ville dystopique. Beau doit aller rendre visite à sa mère le jour anniversaire de la mort de son père, mais il manque son avion et se retrouve alors confronté à une série de situations de plus en plus absurdes et métaphoriques qui reflètent les peurs et les angoisses de sa vie.

Dans ce film, chaque épisode semble appartenir à un genre différent, de la farce de comédie-zombie à l’univers de Todd Solondz, en passant par l’esthétique théâtrale et hippie de l’époque post-68. Mais tous les genres s’unissent sous un thème commun, la culpabilité, qui est aussi le mot que l’on trouve sur le carnet du thérapeute de Beau. Le film est imprévisible, souvent grinçant, avec des notes d’horreur, mais ce n’est jamais un film d’horreur conventionnel. Beau is Afraid est une fable acide et plutôt confondante, une comédie anxieuse, presque folle, qui peut sembler un peu trop longue et donc patience-testante par moments. Toutefois, le film présente un grand nombre de trouvailles absurdes, ainsi que des moments de rire fort et de sourire idiot. Beau is Afraid est un film qui plaira à certains spectateurs et sera insupportable pour d’autres.

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