Jacqueline Bisset en Californie

Le réalisateur iranien basé à Londres, Babak Jalali, a créé ce film indépendant doux, réfléchi et engageant en noir et blanc lumineux, avec des échanges de dialogues imperturbables et lents rappelant les débuts de Jim Jarmusch.

L’action se déroule à Fremont, en Californie, la ville abritant la plus grande communauté afghane des États-Unis, et Anaita Wali Zada, réfugiée afghane et ancienne présentatrice de télévision, incarne Donya, une ancienne traductrice de l’armée américaine qui réside maintenant dans un immeuble d’appartements déprimants avec d’autres expatriés. Elle souffre d’insomnie et de culpabilité de survivante, en pensant à la manière dont ses choix de vie ont mis en danger sa famille dans son pays d’origine, où toute association avec l’Amérique est un poison pur.

Donya parvient à obtenir une séance de thérapie « pro bono » avec un psychiatre excentrique, le Dr Anthony (une performance amusante de Gregg Turkington), qui insiste pour relier sa situation, et probablement celle de tous ses patients, au roman de Jack London, White Fang, qu’il lit émotionnellement à voix haute, en réprimant ses sanglots. Donya dit aux gens qu’elle est écrivaine ; en réalité, elle est employée dans une usine de biscuits chinois, où elle écrit les petites prophéties à l’intérieur, et maintenant elle envoie des messages au monde entier avec son numéro de téléphone, espérant trouver l’amour ou une connexion humaine quelconque. Cela conduit, de manière quelque peu indirecte, à une rencontre avec un gentil mécanicien, Daniel, joué par Jeremy Allen White (de la série télévisée « The Bear »).

Ce genre de film, avec sa direction aimablement sans but précis et sa douceur romantique, génère beaucoup de chaleur ; c’est le genre de film indépendant que nous n’avons pas beaucoup vu récemment, doté d’une intimité et d’un charme rêveur.

« Fremont » sortira le 15 septembre dans les cinémas britanniques et irlandais.

Points importants :

  • Babak Jalali, réalisateur iranien basé à Londres, a créé un film indépendant doux et engageant en noir et blanc.
  • L’intrigue se déroule à Fremont, en Californie, où la plus grande communauté afghane des États-Unis réside.
  • Anaita Wali Zada, réfugiée afghane et ancienne présentatrice de télévision, joue le rôle de Donya, une ancienne traductrice de l’armée américaine.
  • Donya souffre d’insomnie et de culpabilité de survivante, angoissée par les conséquences de ses choix de vie sur sa famille restée dans son pays d’origine.
  • Elle trouve un soutien en rencontrant le Dr Anthony, un psychiatre excentrique qui la relie à Jack London à travers la lecture de son roman « White Fang ».
  • Donya travaille dans une usine de biscuits chinois où elle écrit des messages pour les fortunes des cookies.
  • Elle cherche l’amour et des connections humaines en envoyant des messages avec son numéro de téléphone.
  • Elle rencontre Daniel, un mécanicien gentil, et leur relation prend une tournure inattendue.
  • Le film offre une ambiance chaleureuse et un charme indépendant.
  • « Fremont » sortira le 15 septembre dans les cinémas britanniques et irlandais.