La junte militaire qui a pris le pouvoir au Niger a accusé la France de préparer une intervention militaire pour rétablir le président déchu, Mohamed Bazoum, alors que les tensions dans la région continuent de croître à la suite du coup d’État. Selon la junte, la France cherche des moyens et des autorisations politiques et militaires pour intervenir militairement au Niger. La France a condamné le coup d’État dans ce pays d’Afrique de l’Ouest et a appelé au rétablissement de Bazoum, mais n’a pas annoncé son intention d’intervenir militairement. Les ministres du gouvernement renversé de Bazoum, y compris le ministre des Mines, ont été arrêtés. L’ECOWAS a donné à la junte une semaine pour rendre le pouvoir à Bazoum, sinon des mesures seront prises pour rétablir l’ordre constitutionnel, y compris l’utilisation de la force. La France, l’UE et les États-Unis ont suspendu leur soutien, tandis que l’Allemagne a suspendu son aide financière et a menacé de suspendre sa coopération. Les opérations humanitaires de l’ONU ont été suspendues en raison du coup d’État. La Russie a demandé le retour rapide de l’État de droit et a appelé à la retenue de toutes les parties afin d’éviter des pertes humaines. La situation du Niger a attiré l’attention sur la présence militaire française dans la région du Sahel en Afrique après dix ans de lutte contre les insurgés djihadistes. Emmanuel Macron a averti qu’il y aurait des actions immédiates et sans compromis si des citoyens ou des intérêts français étaient attaqués. Les manifestants ont critiqué la France et proclamé leur soutien à la Russie, affirmant que la France n’avait pas protégé le pays contre les djihadistes, contrairement à la Russie. Le coup d’État constitue une menace sérieuse pour la stratégie française dans le Sahel. La France a déjà dû repenser sa présence militaire à la suite de plusieurs coups d’État dans la région. Elle a déployé des troupes au Mali en 2013 et a depuis réduit sa présence dans la région. La présence de troupes étrangères est impopulaire et les populations locales réclament leur retrait. Certains experts affirment que la stratégie de la France contre les djihadistes doit également prendre en compte des questions de développement, de justice et de gouvernance.
Points importants de l’article :
– La junte qui a pris le pouvoir au Niger accuse la France de préparer une intervention militaire pour rétablir le président déchu.
– La France a condamné le coup d’État, mais n’a pas annoncé d’intention d’intervenir militairement.
– L’ECOWAS donne à la junte une semaine pour rendre le pouvoir à Bazoum, sinon des mesures seront prises pour rétablir l’ordre constitutionnel.
– La France, l’UE et les États-Unis suspendent leur soutien, tandis que l’Allemagne suspend son aide financière.
– La Russie appelle au retour de l’État de droit et demande que toutes les parties fassent preuve de retenue.
– La situation met en évidence les limites de la stratégie militaire française dans la région du Sahel et la contestation de sa présence par la population locale.
– Certains experts estiment que la stratégie de la France doit prendre en compte des questions de développement, de justice et de gouvernance.