Des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux leaders politiques, devraient marcher à Paris contre l’antisémitisme à la suite d’une augmentation inquiétante des incidents antisémites en France. La marche « Pour la République, contre l’antisémitisme » annoncée pour ce dimanche a soulevé de vifs débats politiques.

Plus de 3 000 policiers et gendarmes seront déployés le long du trajet de la marche qui ira du Quai d’Orsay, sur la Rive Gauche de Paris, aux jardins du Luxembourg, au centre de la capitale. Depuis l’attaque du 7 octobre par le groupe militant palestinien Hamas en Israël et le bombardement consécutif de la bande de Gaza, des tensions ont surgi en France. Emmanuel Macron a annoncé qu’il ne participerait pas à la marche mais qu’il serait présent « dans son cœur et dans ses pensées ».

Bien que le président et d’autres dirigeants politiques aient dit qu’ils ne prendraient pas part à la manifestation, plusieurs milliers de citoyens devraient y participer. Plus de 73 rassemblements contre l’antisémitisme sont également prévus dans tout le pays.

La marche a été entachée par de vifs désaccords politiques sur la question de la participation de certains partis politiques. La présence du parti d’extrême droite, le Rassemblement National, et ses objectifs opportunistes liés à ce rassemblement contre l’antisémitisme ont été critiqués par des membres d’autres partis politiques. D’autre part, certains leaders de partis de gauche boycotteront également la marche pour des raisons de solidarité envers le peuple palestinien affecté par la récente escalade de violence.

L’article 7 octobre envoyé par le groupe militant palestinien Hamas a suscité de vives réactions politiques partagées et montré la fracture au sein de la classe politique française.