En 2015, Nicholas Winton est décédé à l’âge de 106 ans. Il était considéré comme l’équivalent britannique le plus proche d’un saint laïque. Son histoire est racontée à maintes reprises. En 1938, alors que Prague s’attendait à une invasion allemande imminente, un ami a demandé à Winton de témoigner de la crise humanitaire en développement. C’est ainsi qu’il a organisé huit Kindertransports pour sauver 669 enfants juifs tchèques en les emmenant en sécurité en Grande-Bretagne.

Le film biographique « One Life », basé sur le livre « If It’s Not Impossible … », reconstruit le sauvetage en brisant certains mythes courants. Il révèle les difficultés auxquelles Winton a été confronté pour obtenir des visas, trouver des familles d’accueil et des parrains prêts à fournir 50 livres sterling par enfant pour éviter qu’ils ne deviennent une charge pour l’État. On découvre également que Winton n’était pas un homme seul, mais qu’il a reçu un soutien considérable.

L’une des raisons pour lesquelles le film a été critiqué est qu’il se concentre trop sur la figure de Winton et n’explore pas suffisamment la vie ultérieure des enfants sauvés. De plus, la fin ne souligne pas la nature inspirante de Winton, qui était un homme dévoué, pragmatique et émotionnellement réservé.

La réalité émotionnelle complexe du Kindertransport n’est pas entièrement capturée par le film, qui se focalise davantage sur Winton plutôt que sur les vies ultérieures des enfants sauvés.

La véritable valeur de la vie de Winton va au-delà de l’émotion facile que l’on aime tant au cinéma, elle devrait nous pousser à réfléchir sur la façon dont nous pouvons, nous aussi, faire la différence.

Points importants de l’article :
– Mort de Nicholas Winton en 2015 à l’âge de 106 ans
– Histoire du sauvetage accompli par Winton grâce à huit Kindertransports
– Critiques à l’égard du film biographique « One Life » pour sa focalisation excessive sur la figure de Winton et son manque d’intérêt pour les vies des enfants sauvés
– Appel à réfléchir sur la signification réelle de la vie de Winton et sur notre propre capacité à faire la différence.