Le réalisateur Ari Aster, connu pour ses deux célèbres films d’horreur « Hereditary » et « Midsommar », nous propose désormais un voyage épique et inutilement long (plus de trois heures!) dans un univers dénué d’horreur et typique des hipsters. Dans « Beau Is Afraid », Aster nous montre une facette moins originale de son talent et emprunte plus que jamais aux styles de cinéastes tels que Charlie Kaufman ou Darren Aronofsky. Le protagoniste, Beau, interprété par Joaquin Phoenix dans un rôle peu convaincant, est un homme en pleine dépression, souffrant d’anxiété due à des souvenirs douloureux d’un passé trouble impliquant sa mère oppressante. Il est contraint à entreprendre un voyage intérieur pour faire face à ces souvenirs, après qu’un ensemble d’événements bizarres l’ait empêché de prendre son avion pour rendre visite à sa mère. Tout au long de son voyage, bondé de personnages étranges et de situations surréalistes, Beau fait face à des obstacles curieux qui semblent sous-jacents à un sens plus profond de la réalité. Finalement, Beau devra affronter sa mère, qui est jouée avec une grande force par Patti LuPone, ainsi qu’un personnage de son passé, joué par Parker Posey. Les seules scènes qui nous captivent vraiment sont les flashbacks impliquant le jeune Beau et sa mère, jouée par Zoe Lister-Jones. En dehors de ces scènes, le film est ponctué de styles et de manières bizarres sans véritable dramaturgie, laissant Phoenix se contenter de jouer son rôle douloureux sans être vraiment testé en tant qu’acteur. La scène finale, qui semble donner un sens au film, s’effondre rapidement en absurdité. Bien que certaines coupes de temps intéressantes soient présentes, les fans d’Aster, habitués à des films d’horreur intenses et effrayants, pourraient se sentir désolés et déconcertés par ce film décevant.
Points importants:
– Ari Aster, réalisateur de deux films d’horreur bien connus, sort « Beau Is Afraid »
– Film long et dépourvu d’horreur, typique des hipsters, qui emprunte aux styles de cinéastes tels que Charlie Kaufman ou Darren Aronofsky
– Protagoniste, Beau, est un homme en pleine dépression, contraint à entreprendre un voyage intérieur pour faire face à des souvenirs douloureux d’un passé trouble
– Tout au long de son voyage, Beau rencontre des personnages étranges et doit faire face à des obstacles curieux qui semblent sous-jacents à un sens plus profond de la réalité
– Les scènes les plus captivantes sont les flashbacks impliquant le jeune Beau et sa mère, jouée par Zoe Lister-Jones
– Le film est ponctué de styles et de manières bizarres sans véritable dramaturgie
– La scène finale s’effondre rapidement en absurdité.
– Les fans d’Aster, habitués à des films d’horreur intenses et effrayants, pourraient se sentir déconcertés par ce film décevant.
