Un maire français a récemment démissionné à la suite de menaces de mort et d’un incendie criminel visant sa maison. Des groupes d’extrême-droite ont également manifesté contre un centre pour demandeurs d’asile dans sa ville. Les politiciens du pays ont averti des risques posés par ces violences et ces tensions toxiques autour de l’immigration. Yannick Morez, ancien maire de Saint-Brevin-les-Pins dans l’ouest de la France, a quitté ses fonctions ainsi que son métier de médecin local, des semaines après l’attaque contre sa maison. L’incendie criminel est toujours en cours d’enquête, mais Morez a déploré à plusieurs reprises un « manque de soutien de la part de l’Etat ». Saint-Brevin est une ville balnéaire située à l’embouchure de la Loire, près de la ville de Nantes, où des manifestations anti-immigration ont eu lieu récemment, principalement organisées par le mouvement Reconquête d’Éric Zemmour. Pourtant, Morez a déclaré en mars que « jamais il n’y avait eu le moindre problème » avec les demandeurs d’asile présents dans sa ville depuis plusieurs années. Emmanuel Macron a qualifié les attaques contre Morez d ‘ »outrageantes ». La nouvelle loi sur l’immigration, promise par le président, devrait être présentée cet été, mais la façon dont cela se fera et comment la loi sera adoptée reste incertaine. Les partisans de l’opposition d’extrême-droite, menés par le Rassemblement National de Marine Le Pen, cherchent à exploiter les sentiments anti-immigration alors que le pays est de plus en plus tendu. Les législateurs de l’opposition de gauche ont également attaqué le gouvernement pour ne pas avoir protégé Morez et les centres pour demandeurs d’asile.

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