Un nouveau délai à haut risque › Geeky News - 1

Les premières doses du vaccin à protéine recombinante Sanofi/GSK ont déjà été produites. Mais quand arriveront-ils enfin sur le marché ? Et surtout, trouveront-ils leur public et leur place dans la stratégie vaccinale des Etats ? Déjà loin derrière leurs concurrents, les deux laboratoires avaient indiqué qu’ils présenteraient les résultats de la dernière phase de leur essai clinique avant la fin de cette année. Malheureusement… ils ont dû annoncer un nouveau changement dans ce calendrier « au premier trimestre 2022 ».

Le test actuel est divisé en plusieurs parties. La première vise à évaluer l’efficacité de l’injection en primovaccination, chez des personnes qui ne sont pas encore exposées au virus. Il semble que cela ait été difficile à réaliser… « On a pu l’anticiper, car il est plus difficile de trouver des volontaires quand les premiers vaccins efficaces sont déjà sur le marché », souligne le Pr Alain Fischer, président du Vaccine Strategy Guidance Council, et membre du comité scientifique des vaccins contre le Covid-19. Les participants ont été « pour la plupart » recrutés au troisième trimestre, mais Sanofi et GSK disent qu’ils manquent encore de données pour demander l’approbation des autorités sanitaires.

Même si les deux laboratoires se veulent rassurants, des doutes subsistent sur les performances que ce vaccin pourra montrer face aux variants circulant aujourd’hui. Sanofi et GSK testent actuellement deux versions de leur produit, mais ils ont été conçus pour une en n’incluant que la protéine Spike de la souche originale du virus qui a émergé à Wuhan, en Chine, à laquelle le pic de la variante a été ajouté pour la seconde. formulation. Bêta. . Autrement dit, des virus qui ont quasiment disparu depuis que Delta est devenu dominant.

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Ce cadre sombre pour le labo

Cette première étape s’avère cependant être un préalable indispensable pour pouvoir introduire la demande d’homologation du vaccin pour une utilisation en rappel, après une première vaccination avec d’autres produits. Un pari stratégique pour le laboratoire, qui a dû assister au passage du train de la première vague d’injections dans les pays développés. Cette utilisation comme « booster » fait l’objet de l’autre partie de l’essai clinique en cours, qui semble plus avancé. Les différentes versions du vaccin ont été testées en troisième dose après tous les vaccins actuellement homologués en Europe : Pfizer/BioNTech, Moderna, Johnson & Johnson, AstraZeneca.

Avec, ici, des « données préliminaires positives », selon le communiqué diffusé par les deux sociétés. Son candidat vaccin aurait permis « d’obtenir des réponses immunitaires fortes », avec « une multiplication de l’ordre de 9 à 43 des anticorps neutralisants, quel que soit le vaccin reçu lors de la première vaccination, dans toutes les tranches d’âge étudiées ». Des résultats qui semblent intéressants « mais qui demandent à être confirmés par des données plus précises », souligne le Pr Fischer. « Les chiffres rapportés pour le moment ne permettent pas de tirer de conclusion, car nous ne connaissons pas le point de comparaison. Est-ce juste avant le rappel, lorsque les titres d’anticorps (quantités, ndlr) sont au plus bas, ou lorsque les Anticorps sont au plus haut, un mois après la deuxième injection ? Ce n’est pas du tout pareil », s’interroge le professeur.

Si Sanofi finit par passer avec succès les dernières étapes, cette information sera scrutée de près par les États, désireux de proposer les retraits les plus efficaces. Seuls Pfizer/BioNtech et Moderna sont actuellement licenciés en tant que chauffeurs en France, mais d’autres produits devraient arriver très prochainement. Ainsi, l’Agence européenne du médicament vient de déclarer que le vaccin Johnson & Johnson peut désormais être utilisé en troisième dose au sein de l’Union européenne, après une première vaccination avec le même produit, ou avec Pfizer et Moderna. Par ailleurs, un groupe de chercheurs britanniques a réalisé une étude de phase 2 visant à tester en rappel sept vaccins déjà sur le marché ou en cours de test (Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Novavax, Valneva et Curevac). Bien que cette étude ne présage rien de bon pour les résultats de la phase 3, elle a montré que toutes ces combinaisons ont un bon profil de tolérance et de bonnes réponses immunitaires. Dès lors, la concurrence s’annonce rude pour Sanofi.

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Et ce n’est pas le moindre des défis auxquels Sanofi et GSK devront faire face. « Il est toujours bon d’avoir une variété de vaccins, dit le professeur Fischer. Mais la campagne de la troisième dose sera probablement bien avancée en Europe au moment où votre produit arrivera. Tout dépendra donc de la fréquence à laquelle nous recevons le vaccin. Nous avons besoin de rappels à l’avenir. . Si une troisième dose s’avère suffisante, Sanofi et GSK ne pourront compter que sur les pays émergents pour commercialiser leur produit. Scénario encore plus sombre pour les deux laboratoires : vous devez disposer d’un vaccin approprié pour la variante Omicron, même pour les injections de rappel. Dans ce cas, les deux laboratoires seraient contraints d’adapter leur produit. «C’est possible, bien sûr. Mais Moderna et Pfizer/BioNtech y travaillent déjà. La synthèse de la séquence d’ARN ne prend pas longtemps, et alors la production d’un vaccin à ARN messager est plus rapide que celle d’un vaccin à ARN. protéines », explique le professeur Fischer. Sanofi et GSK seraient à nouveau dépassés.

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