En les compressant, nous allons les décomposer. Depuis plus de trente ans, grâce aux technologies analogiques puis numériques, les ingénieurs compressent les sons que nous consommons au quotidien : plateformes numériques et CD (musique), télévision, radio, téléphone, etc. – dans différents formats nocifs. à nos oreilles. De ce fait, un confort auditif supposé en plaçant le son au dessus du bruit ambiant comme dans la rue ou dans les lieux bondés. « Cette compression n’est pas qualitative dans le sens où elle élimine les différences entre les sons forts et les sons faibles », explique Christian Hugonnet, ingénieur acoustique et fondateur de la semaine du son, parrainée par l’UNESCO qui débute le 16 janvier.
Le son compressé interfère avec le système auditif
Si le phénomène n’est pas nouveau, les scientifiques commencent à en tenir compte : « Écouter longtemps une musique ayant subi une forte compression dynamique perturbe le système auditif », résume le professeur Paul Avan de l’Institut de l’écoute. Avec son matériel, il a soumis une quarantaine de cobayes – des cobayes, connus pour avoir une audition similaire à la nôtre – à une musique de 102 décibels pendant quatre heures. « Nous avons créé pour eux une véritable mini-discothèque, puis nous les avons soumis à des tests après exposition pendant sept jours », explique-t-il. Conclusion : les animaux ne souffraient pas de surdité. « En revanche, on a remarqué une altération des réflexes protecteurs, c’est-à-dire que l’oreille se fatigue », précise le chercheur en cognition auditive. En effet, un son naturel est modulé avec des nuances, des pauses et des silences. « Tout cela disparaît avec le son compressé et notre oreille interne suffoque et ne peut plus récupérer », ajoute Christian Hugonnet.
Un mécanisme encore mystérieux
Cependant, au sein de notre système nerveux plus que pour le reste des sens, les neurones auditifs sont ceux qui fonctionnent le plus. Découvrir qu’ils s’épuisent inquiète les spécialistes. « Notre hypothèse est que les mitochondries et les peroxysomes des cellules sensorielles qui leur fournissent leur « carburant » ne font plus assez leur travail, ce qui à terme pourrait provoquer des blessures », poursuit Paul Avan. Avec pour conséquence, des risques de surdité précoce mais aussi des effets sur le psychisme (stress, fatigue, réflexion).
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« Il suffit de voir les enfants qui, après avoir regardé des dessins animés, arrivent à l’école et se mettent à parler fort et sans nuances », cite-t-il en exemple Christian Hugonnet pour qui on a déjà perdu la capacité d’écouter les micro-pauses de la vie quotidienne comme des pas dans la rue qui ont 24 signifiants (âge, sexe, type de semelle, etc.). Pour lui, la solution passe par la rééducation de l’oreille, notamment en jouant d’un instrument. L’industrie musicale doit aussi se convertir à « l’écologie du son » en informant le public de ce qu’elle écoute. Avec l’UNESCO, l’acoustique lancera un label avec le label « qualité du son ». Avec des microsilences et des respirations.
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Grand fan de mangas et d’animes, je n’aime bien écrire qu’à propos de ses sujets, c’est pour ca que j’écris pour 5 minutes d’actus. Au quotidien de décortique, donne mes avis sur les différents épisodes et chapitres des mangas que j’aime lire.




