Star du film à succès se bat pour sa résidence en France : Toujours effrayé - 1

La question de la migration irrégulière et des ordres de déportation bloqués pèse depuis longtemps sur la politique française, des problèmes exploités lors des récentes élections par l’extrême droite désireuse d’attiser les peurs.

Un film primé amplifie désormais les voix de ceux qui ont longtemps été exclus de la conversation : les migrants sans papiers eux-mêmes.

Abou Sangaré, qui tient le rôle principal dans L’Histoire de Souleymane, raconte : « C’était très amusant. Nous avons reçu de nombreuses demandes d’interviews, de la radio à la télévision. »

Le film, qui présente Sangaré dans le rôle d’un jeune demandeur d’asile, se déroule à un rythme effréné alors qu’il se bat pour gagner sa vie en tant que livreur et se prépare pour un entretien décisif pour obtenir des papiers de résidence.

Pour Sangaré, qui a remporté le prix du meilleur acteur au festival de Cannes pour sa performance, le film mêle fiction et réalité ; depuis son arrivée en France à l’âge de 16 ans en provenance de Guinée, il n’a pas de statut légal permanent, le laissant, comme des milliers d’autres en France, se battre contre la déportation.

La vie de Sangaré a changé après sa rencontre avec le réalisateur Boris Lojkine. Après plusieurs auditions, le jeune de 23 ans a été choisi pour le rôle de Souleymane, le propulsant d’une vie dans l’ombre à une présence sur les affiches de cinéma dans les stations de métro et aux arrêts de bus à travers la France.

  1. Exploitation des problèmes de migration et de déportation en politique par l’extrême droite
  2. Amplification des voix des migrants sans papiers par un film primé
  3. Le parcours de Sangaré du manque de statut légal à la reconnaissance grâce au film
  4. Le débat sur la migration en France et la réaction politique
  5. La humanisation de la question de la migration par le film
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