Rle nouveau drame-thriller d’omain Gavras traite du racisme, de la violence et de l’injustice à Paris banlieues – largement dans la lignée de La Haine de Mathieu Kassovitz et Les Misérables de Ladj Ly. C’est spectaculaire et immersif, avec une ouverture sensationnelle. Mais il s’enlise dans son propre tumulte d’une note, un tempo et un travail de caméra de parkour ouvert – aussi impressionnant soit-il – et souffre d’un certain nombre de clauses sournoises de sortie sous fausse bannière qui ressemblent à une dérobade.
Il raconte l’histoire de quatre frères d’origine algérienne dans le même lotissement difficile d’Athéna. Idir vient d’être tué par une bande de flics – ou de gars en uniforme de flic – pour avoir osé répliquer, une atrocité capturée sur une vidéo virale. Abdel (Dali Benssalah) est un héros de l’armée décoré, Moktar (Ouassini Embarek) est un gangster dealer de coke et Karim (Sami Slimane) est un gars du coin bouillonnant de rage face au meurtre raciste de son frère.
Le film commence avec Abdel donnant une conférence de presse, flanqué de policiers et de politiciens, appelant au calme après le meurtre d’Idir et demandant aux gens de se joindre à lui dans une « marche silencieuse » de protestation pacifique. Un peu d’espoir. Dans n’importe quel autre film, cette conférence de presse serait une ouverture fade, un récit de raclement de gorge précédant un certain nombre de scènes de dialogue ennuyeuses exposant les problèmes. Mais pas celui-ci. Karim est présent à la conférence de presse : il lance un cocktail Molotov sur les flics rassemblés puis, à la tête de centaines de gars d’Athéna, lance une attaque extraordinaire de type Assault on Precinct 13 contre le commissariat, volant des armes et un fourgon de police avant de se retirer dans son fief du centre-ville. Cette séquence d’action à couper le souffle ressemble à la bataille de Helm’s Deep.
Pourtant, après ce coup d’État audacieux, le film perd sa forme dramatique à mesure que la situation entre les trois frères est esquissée. L’introduction d’une intrigue secondaire sur la théorie du complot ressemble à une clôture sur la question du racisme policier, et le film apporte également un plutôt figure «terroriste» blanche superficielle appelée Sébastien (Alexis Manenti), qui semble être là pour différencier les frères de la violence vraiment fanatique et injustifiée. Le film est très dépendant des informations diffusées à la télévision dans le coin pour souligner les implications nationales plus larges.
Athena est franche et audacieuse à sa manière: cette séquence d’ouverture est un barnstormer. Mais il n’y a pas beaucoup de complexité humaine ou d’authenticité humaine dans le drame qui suit.

Grand fan de mangas et d’animes, je n’aime bien écrire qu’à propos de ses sujets, c’est pour ca que j’écris pour 5 minutes d’actus. Au quotidien de décortique, donne mes avis sur les différents épisodes et chapitres des mangas que j’aime lire.
