Quatre hommes seront jugés à Paris pour complot en tant que groupe terroriste néo-nazi, accusés de planifier des attaques contre des mosquées et des cibles juives en France en 2017 et 2018.
L’enquête a été ouverte en 2018 après qu’Alexandre Gilet, un gendarme volontaire adjoint à Grenoble âgé de 22 ans, aurait commandé des produits pouvant être utilisés dans des engins explosifs. Le directeur d’un magasin de feux d’artifice a trouvé sa commande suspecte et a contacté la police.
Une perquisition au domicile de l’homme a permis de découvrir des armes « régulièrement utilisées », dont deux fusils d’assaut Kalachnikov, ainsi que du matériel de laboratoire.
Les procureurs affirment qu’il et les trois autres accusés faisaient partie d’un forum de discussion en ligne privé d’extrême droite et néo-nazi appelé « Operation WaffenKraft », où les discussions « se sont très rapidement tournées vers la préparation de projets terroristes ». Les Waffen-SS étaient la branche militaire du corps d’élite SS des nazis, fondée par Adolf Hitler.
Les médias français ont rapporté que les enquêteurs ont trouvé des photos des quatre hommes, dont l’un avait 17 ans à l’époque, prises lorsqu’ils s’étaient rencontrés pour la première fois en été 2018 pour une séance de tir dans une forêt près de Tours. Les enquêteurs ont également découvert des documents préliminaires qu’ils ont interprétés comme des manifestes similaires à ceux utilisés pour justifier des tueries de masse d’extrême droite.
L’un des accusés a décrit le gendarme volontaire adjoint comme radical et déterminé, affirmant qu’il voulait « causer un carnage pire que celui du Bataclan ». Il faisait référence à l’attaque revendiquée par l’État islamique qui a tué 90 personnes et en a blessé de nombreuses autres lors d’un concert rock des Eagles of Death Metal lors des attaques coordonnées à Paris en novembre 2015.
Le sujet des discussions en ligne du groupe présumé aurait inclus la haine des musulmans et des communistes, ainsi que des commentaires antisémites et homophobes. Les cibles discutées comprenaient apparemment des quartiers mixtes, une mosquée, une réunion d’un groupe juif, une base aérienne, les bureaux de l’association Licra contre le racisme et l’antisémitisme et un rassemblement de Jean-Luc Mélenchon, le leader du parti d’extrême gauche La France Insoumise.
Les quatre hommes comprennent un ouvrier agricole ainsi qu’un étudiant en ingénierie qui est le fils d’un colonel de l’armée.
Les avocats des accusés devraient soutenir devant le tribunal qu’ils n’auraient pas commis d’attaques réelles, ni écrit de manifestes.
Neuf attaques planifiées par des groupes d’extrême droite ont été déjouées en France depuis 2017, a déclaré ce printemps le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et la menace d’attaques par des groupes d’extrême droite ou néo-nazis est prise au sérieux par les autorités françaises.
L’un des accusés était adolescent lorsque la police a arrêté les suspects en 2018 et 2019, ce qui signifie qu’un procès à huis clos était probable selon la loi française.
Cependant, le juge présidant, Christophe Petiteau, a déclaré lundi que compte tenu de la gravité des accusations, « le tribunal estime important de lever la publicité restreinte ».

Grand fan de mangas et d’animes, je n’aime bien écrire qu’à propos de ses sujets, c’est pour ca que j’écris pour 5 minutes d’actus. Au quotidien de décortique, donne mes avis sur les différents épisodes et chapitres des mangas que j’aime lire.
