Nouméa en proie à la terreur: émeutes meurtrières secouent la capitale de la Nouvelle-Calédonie - 1

Lizzie Carboni : Témoignage d’une Nouvelle-Calédonienne

Lizzie Carboni savait que la vie en Nouvelle-Calédonie avait changé pour toujours lorsque l’école qu’elle avait fréquentée enfant a été incendiée mercredi soir. Elle décrit la nuit comme la pire de sa vie, avec des scènes de guerre civile se déroulant dans la capitale, Nouméa.

  • Violences à Nouméa
  • Renforts policiers français
  • État d’urgence
  • Réactions des habitants

Carboni, résidant dans le quartier résidentiel des Portes de Fer, a vu les vagues de violence déferler sur le pays cette semaine, les manifestations contre des changements dans la loi électorale ayant dégénéré en émeutes.

Désormais, des véhicules blindés patrouillent dans les rues de la ville, et les habitants décrivent être terrifiés de quitter leur domicile. Des débris brûlés s’accumulent dans les rues principales de Nouméa, d’ordinaire bondées de touristes, témoins des quatre jours d’agitation. Des pierres et du ciment, apparemment lancés lors des émeutes, jonchent le sol.

À la suite de ces violences, Paris a déployé des troupes dans les ports et l’aéroport international du territoire français, interdit TikTok et imposé l’état d’urgence. Quatre personnes, dont un policier, sont mortes lors des affrontements et des centaines ont été blessées.

Carboni, journaliste indépendante, est horrifiée par la situation. Elle témoigne de la terreur qui règne chez les habitants, qui vivent dans la peur constante. Les supermarchés locaux ont été pillés, et sa famille se retrouve à dépendre des provisions restantes dans leur garde-manger. Elle exprime son inquiétude quant à la reconstruction à venir.

Les manifestations pro-indépendance, largement soutenues par la population autochtone, ont été déclenchées par des changements prévus dans les lois électorales permettant à davantage de résidents français de longue date des îles de voter aux élections locales. Ces réformes ont suscité des craintes parmi la population autochtone kanake que leur influence soit encore plus diluée.

Les manifestations ont dégénéré en violences cette semaine à l’occasion du vote de la loi au Parlement français. Les réformes doivent encore être approuvées par une session commune des deux chambres du Parlement français.

Carboni conclut en se demandant quel sera l’avenir pour tous. La situation actuelle rend l’avenir incertain pour les habitants de Nouméa, qui voient leur quotidien bouleversé du jour au lendemain.