Suspension de Louis XVI
L’Observateur, 12 août 1792
Par un exprès reçu hier soir en ville de Paris, nous apprenons que jeudi la motion de suspension du roi a été discutée, et qu’il s’est trouvé contre le malheureux Louis une grande majorité. On proposa alors de le poursuivre comme traître à l’État. Un débat long et chaleureux, ou plutôt une dispute, s’ensuivit; après quoi, il fut décidé que cette proposition, avec la requête pour sa suspension, serait réservée jusqu’au lendemain, pour décision finale ; quand on s’y attendait, il serait formellement suspendu et l’exercice du pouvoir exécutif confié aux commissaires.
Cela peut être considéré comme un prélude à de plus grandes énormités. La famille royale, dépouillée de ses gardes, doit tomber en sacrifice facile à la fureur maudite des Jacobins – et de la France, pour expier la puissante guilde, inondée de sang.
Roi et Reine de France
L’Observateur, 19 août 1792
Les détails suivants concernant la famille royale de France, pendant les scènes affreuses qui ont déshonoré Paris la semaine dernière, n’ont pas encore été communiqués au public.
Le roi, la reine et leurs enfants furent poussés dans la chambre du président, attenante à l’Assemblée. Cette pièce n’avait en elle que quelques formes nues, sur lesquelles elles reposaient pendant les nuits du vendredi et du samedi.
Pendant les 12 premières heures de leur confinement, pas une âme ne s’est approchée d’eux, et ils n’ont eu aucune sorte de rafraîchissement. Enfin un des portiers alla acheter de sa poche quelques biscuits et une bouteille de vin qu’il leur apporta.
Les sentiments du malheureux monarque et de son épouse, il est impossible d’imaginer – dans la crainte momentanée de l’insulte et de l’indignation – et s’ils étaient épargnés des mains de boucher des sauvages qui démolissaient le palais, avec l’horrible perspective de voir leurs enfants périr par manque ! Une telle accumulation de blessures et de malheurs, aucune histoire ne peut être parallèle !
L’Assemblée nationale fut obligée de révoquer son décret, par lequel la personne du roi devait être sous sa garde et sous sa protection. M Manuel, à la tête de la populace, l’exigea, et l’Assemblée n’osa refuser.
Le roi et sa famille sont maintenant en garde à vue dans le temple du palais, qui appartenait autrefois au duc d’Orléans, et leurs gardiens sont la foule. Que le roi, à ce moment, vive, est une circonstance de grand et angoissant doute.
Le messager anglais, qui a quitté Paris dimanche, est certain qu’il a vu au moins 6 000 ou 7 000 personnes gisant mortes dans les rues de Paris ; de sorte que le massacre a dû être encore plus considérable que nous ne l’avons dit, qui était de 5 000 ; tandis que d’autres de nos contemporains l’ont descendu aussi bas que 12 ou 1 500. Il y a lieu de craindre cependant que l’œuvre de la mort ne s’arrête même ici, aussi énormes que soient déjà les crimes des Français. Pour le Roi et sa famille, le sort le plus déplorable et le plus mélancolique peut être, nous le craignons trop justement, anticipé.
En plus des horribles excès déjà détaillés, la foule a fait irruption dans toutes les prisons d’Orléans et massacré de sang-froid les malheureux prisonniers.
En lisant de tels détails, qui glacent d’horreur le cœur généreux, on est amené à s’écrier : A quoi finissent ces énormités ?

Exécution de feu la reine de France
L’Observateur, 10 novembre 1793
Sa Majesté est enfermée dans la prison de la Conciergerie depuis le 1er août dernier, dans une chambre de 12 pieds de long, huit pieds de large quatre pieds sous terre, et avec une fenêtre grillagée au niveau d’elle. Le mobilier était tel que le reste de la prison, et destiné à l’origine aux criminels les plus vils ; sa nourriture était de la plus grossière espèce, et elle était constamment surveillée par une prisonnière et deux cavaliers légers.
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Grand fan de mangas et d’animes, je n’aime bien écrire qu’à propos de ses sujets, c’est pour ca que j’écris pour 5 minutes d’actus. Au quotidien de décortique, donne mes avis sur les différents épisodes et chapitres des mangas que j’aime lire.
