Emmanuel Macron appelle à un cessez-le-feu à Gaza

Le président français, Emmanuel Macron, a appelé Israël à convenir d’un cessez-le-feu à Gaza, affirmant qu’il n’y avait aucune justification pour bombarder des civils dans ce territoire en proie à des combats.

Dans une interview avec la BBC, Macron a déclaré qu’Israël avait le droit de se protéger après les attaques du Hamas du 7 octobre, mais il a ajouté : « Ces bébés, ces femmes, ces personnes âgées sont bombardés et tués. Il n’y a pas de raison à cela et aucune légitimité. Nous exhortons donc Israël à arrêter ».

Macron a déclaré que la France « condamnait clairement » les attaques transfrontalières sans précédent des groupes militants palestiniens que Israël affirme avoir fait 1 200 morts, principalement des civils, avec 240 autres pris en otage.

Le ministère de la Santé dirigé par le Hamas à Gaza affirme que plus de 11 000 personnes, principalement des civils, ont été tuées dans l’assaut aérien et terrestre d’Israël depuis.

« Nous partageons leur douleur. Et nous partageons leur volonté d’éliminer le terrorisme », a déclaré Macron dans l’interview en marge d’un forum international pour la paix à Paris.

Il a insisté sur le fait qu’il n’y avait « aucune justification » pour le bombardement des civils.

« C’est extrêmement important pour nous tous en raison de nos principes, parce que nous sommes des démocraties. Il est important à moyen et long terme, pour la sécurité d’Israël lui-même, de reconnaître que toutes les vies comptent », a-t-il ajouté.

Macron a déclaré que tous les gouvernements et les agences d’aide présents à une conférence d’aide humanitaire à Paris jeudi avaient convenu qu’une « pause humanitaire » suivie d’un « cessez-le-feu » était le seul moyen de protéger les civils de Gaza.

Interrogé sur le fait de savoir si Israël avait enfreint le droit international, Macron a répondu : « Je ne suis pas juge. Je suis un chef d’État » qui cherchait à être « un partenaire et un ami » d’Israël.

Le leader français a ajouté qu’il n’était pas d’accord avec le fait que la meilleure façon pour Israël de « se protéger est de bombarder massivement Gaza ».

Cela créait « du ressentiment et des mauvais sentiments » au Moyen-Orient, a-t-il déclaré.

Macron fait partie des dirigeants occidentaux qui ont visité Israël depuis les attaques pour témoigner de leur solidarité.